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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Six clopes

Six clopes

(trou bandé du réel) A tout regard, je prête ma confiance. C’est le fameux « sujet supposé savoir » de Lacan. En conséquence, chaque image, impromptue et injuste, me pourchasse, me précède. Sa malveillance est prodigue en armes. Erotique ou tragique mais toujours tenace, elle s’accroche et s’installe. Matoise elle me gratifie, valorise, parfois me félicite, et me caresse dans le sens du poil. Tout ça est bien sûr soigneusement pensé par qui la conçoit. Mais n’ai-je donc aucun droit…

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Mes torts ont tôt

Mes torts ont tôt

(Du beau, de l’air !) Choisissant devenir Proust ou rien, la seconde option reste ma réussite. Quand je ne peux pas dormir,j’écris ce que personne ne lira – et même pas moi. Cela m’apaise et me console quand mon cerveau, en deux cerneaux de noix, veille. En noria, les corneilles foncent dormir sur les arbres devant ma cuisine. J’écris jusqu’au matin dès que leur bec murmure et croasse derechef. Ma main remue encore sans ne rien réclamer à personne qui…

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Mode et râteau

Mode et râteau

Les mots doivent comprendre ce que nous voulons. Mais c’est peut-être l’inverse. Pratiquons leur bon choix et notre confiance même si notre exercice est celui des idiots de la famille dont le cerveau continue à faire son cinéma. Certaines de nos pages atteignent des sommets. Mais si leurs noirceurs crasses se retiraient, elles retrouveraient leur blancheur éternelle. Evitons en conséquence de commettre l’erreur d’écrire eu égard à notre faiblesse et notre vulnérabilité. Toutefois, si un tel besoin nous titille, optons…

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Jean-Paul Gavard-Perret, Bambou las

Jean-Paul Gavard-Perret, Bambou las

Les amours incertaines Avec audace, Sylvie Aflalo-Haberberg propose à Jean-Paul Gavard-Perret des photos. Elles jouent toujours de l’ici et de l’ailleurs. Dès lors, le couple occasionnel d’un tel livre offre un « lieu » qui est toujours le même : celui de l’amour – mais, absent, il rend le sommeil des femmes douteux.L’un écrit, l’autre photographie pour montrer ce qui soulage le manque. Celui-ci est un mal nécessaire. Mais qui donc au fond de soi peut se reconnaître ? Madame…

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Tutti frutti

Tutti frutti

Notre corps est près de nous, si bien que nous ne pouvons pas profiter de notre solitude. Il se cache derrière nous tout en construisant notre évolution biologique dont la mécanique fait l’économie de notre possible chaos. Mais nous nous affranchissons de lui et sa clandestinité. Certes, généralement nous réussissons à supporter sa présence. Le plus souvent, dans la simplicité voire dans l’austérité de sa jouissance jusqu’à dépasser nos espérances. Dès lors, il nous apprend ce qu’il nous faut pour…

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