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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Le jeu de go est lent

Le jeu de go est lent

(Là où mes potes iront) Quand le jeu de go est lent, tout cœur inapte au vol stratégique inéluctablement se serre tant la sensation d’impuissance est parfois vive, presque humiliante devant ce face à face selon une combinatoire abstraite. Et rien à faire qu’attendre sur l’enrobé en velours d’une chaise. Mais gare au gadin face aux gandins !  Devenant tricards du citron, à nous de hisser notre machine. Au besoin, sniffons un coup de Ventoline moins pour nos poumons que notre…

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On l’appelle Agatho

On l’appelle Agatho

(Ce que les gourmands disent) Selon cela, sinon ceci. Baisers bisons, sans calculer, genre souterrains là où une ligne se dessine, se traverse. Il suffit de comment s’y prendre en haut du petit triangle noir. D’Agatha, ses paupières papillonnent parées de cils qui protègent deux fines amandes et l’autre plus bas charbonnée et nichée. Quand on n’sait pas, on va trop vite. Mais avec le temps, le corps se sculpte, presse, puise et pèse d’un peu de trop pour que…

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Ouaille note ? (Bas saint sans Bashô)

Ouaille note ? (Bas saint sans Bashô)

Espace d’un rite, ton étoile de chair sacrée fait oublier toute métaphysique. Elle offre une échappatoire qui me permet de me dérober à la mort – sauf bien sûr la petite. Nos corps vont jusqu’à l’impossible. Et de leur pesanteur ils laissent entrevoir une forme d’absolu dans la gluance. L’écriture nous met dedans, à la limite du débordement. La vie y devient, dans le mouvement, dans nos déchaînements de mécanismes à l’ordonnance habituelle de nos conduites interdites. Matières, fluides, organes…

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L’inconscient miaouteux

L’inconscient miaouteux

(Rabelais, plus QUE trois tiers des livres) Le concret du roman ignore le réel. Il accuse ou arrondit les angles – même des tempêtes – dont son précurseur, Rabelais, fut le maître loin de tout témoignage miaouteux. Son Tiers Livre et les autres ignorent le monde afin de le faire autrement. Chez lui, pas de têtes à couper mais des moutons à noyer échafaudent la langue là où les paroles gelées entrent en ébullition. Les aventures de Rabelais et par…

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Les autres c’est sûr, moi peut-être

Les autres c’est sûr, moi peut-être

Nous sommes tous entrés par la sortie. Certains parlent d’une sotie. Mais le passé nous a trompés et le présent nous tourmente. Quant à l’avenir et même si c’est bien long, le temps nous ment lentement. Ignorants nous ânonnons ses paraboles. Elles montent du coq ou descendent des pluies. A nous nos chichirichi ou notre exultation pour le printemps pourri. Revenus de rien ou de tout, nous vaquons en joyeux laboureurs jusqu’à la dernière minute. A cause d’elle et malgré…

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