On l’appelle Agatho
(Ce que les gourmands disent)
Selon cela, sinon ceci. Baisers bisons, sans calculer, genre souterrains là où une ligne se dessine, se traverse. Il suffit de comment s’y prendre en haut du petit triangle noir. D’Agatha, ses paupières papillonnent parées de cils qui protègent deux fines amandes et l’autre plus bas charbonnée et nichée. Quand on n’sait pas, on va trop vite.
Mais avec le temps, le corps se sculpte, presse, puise et pèse d’un peu de trop pour que ses yeux se ferment. Déborde, bouge et s’accentue la débauche. D’entre ses hanches, je regarde ce qu’elle montre et ce qui bave. Bombée comme bartavelle, la voilà en son sorbet framboise (sans marque indiquée). Il est rose sur ses talons hauts et ses collants défaits. Disons cela, ou bien ceci. Bisons baisers. Pour la chanson si douce. Petite mort subite au parfum du désir.
jean-paul gavard-perret
Photo : Yann Mc Farlane