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Tag: érotisme

La perle de ton flipper

La perle de ton flipper

(Partie gagnante) J’ai appris avec toi la délicatesse. J’ai appris que l’amour ne se gagne pas par la force, mais par l’écoute. Qu’on peut être aimé sans être envahi. Qu’on peut aimer sans prendre. Tu as fait de mon cœur une maison habitable. Une maison où chaque chose a sa place, même la fatigue, même la peur. Une maison où l’infime compte : le bruit de ton pas sur le sol quand tu marches nue dans l’appartement. Ta lenteur précise…

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Seule la chamane ignore (mais n’ efface pas les hommes)

Seule la chamane ignore (mais n’ efface pas les hommes)

Déjà chamane, tu savais avant nous comment les hommes sont faits de foutre et de fièvre et que chaque battement de leur corps et du coeur est une lame traversant ton aube. Tu restes torrent d’or et de plaisir en creusant ton ventre. Regarde : la langue des amants éclate de tes éclairs, leurs mots sont des rivières noires où danse ton vertige. Chacun entend ton cri, pour le recueillir quand tu te redresses en étendard dans la lumière tordue…

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Le son de sagesse

Le son de sagesse

Dans la nuit fendue d’argent, tu miaules un appel, une prière. Le vent s’incline et l’invisible répond. Un frisson d’air s’attarde au bord de tes vitres entrouvertes. Elle hésite, s’infiltre, prête à déposer une caresse sur ton épaule. Rien n’est certain encore – ni la saison, ni l’heure exacte : seule la lumière sait où coller son ombre. Encore silhouette, elle se courbe vers toi. Tu as appris avec elle le langage et le morse de l’amour en attendant son sourire….

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Tout de m’aime !

Tout de m’aime !

Parfois, s’il te fouette d’une main tremblant l’air, sa main est comme une lame. Echevelée, tu danses sur ses genoux tandis qu’il peint ta peau de rouge. Ses mains scellent deux destins sous l’ébène. Crinière en feu, ton corps se dresse. Il voit en la mer son île, en toi le port et la Parque aux Princes quand, de nuit, des lampadaires déglutissent sur des barques éventrées où flottent les rires perdus. Tu es là, courbée et dressée sur l’échine…

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En ailes

En ailes

Sous tes paupières, des songes crépitent, vestiges d’un autre temps, où ton roi-père t’adorait et ses dieux le suivaient. Il dort, et l’univers repose en lui replié comme une flamme sous la cendre. Son rêve caresse le seuil du mystère –  soupir perdu entre deux mondes. jean-paul gavard-perret Photo : Joao Linneu Post Views: 54