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Category: En d’autres temps / En marge

Toujours plus pressante, toujours plus brûlante – stressante ? -, l’actualité éditoriale nous accule ! c’est un repos que de s’y soustraire parfois en jouant les spéléos de l’histoire littéraire. Et si l’ivresse des profondeurs nous gagne, bonjour la paléographie…
En marge se trouve la zone visionnaire où concept et langage s’accouplent en extases hallucinées sur un beat techno. Décalés, hors-la-loi, ces textes subversifs, téléchargés via le nerf optique, sont dangereux et pour la société et pour votre santé mentale…
Citoyens du monde, certes, mais poétiquement convaincus que la couleur du petit morceau de ciel qui brille au-dessus de nos têtes est différente chez les voisins. Et que cela se lit à claire voix dans les livres. Ouvrons donc bien grand les fenêtres du nuancier littéraire mondial…

Zofka Kveder, Sainte femme ta souffrance 

Zofka Kveder, Sainte femme ta souffrance 

Naissance du féminisme La collection Le neuvième pays poursuit des traductions inédites de poètes de l’Europe centrale et de l’est, anciens comme contemporains. Elle est le fruit d’un travail partagé avec le traducteur Mathias Rambaud, qui fut attaché culturel à l’Institut Français de Slovénie à Ljubljana. Née à Ljubljana, Zofka Kveder (1878-1926) grandit dans un foyer marqué par la violence paternelle et la religiosité maternelle. Sous ces deux jougs, très jeune, elle quitte sa famille et son « obligation »  à subvenir…

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Jean-Pierre Otte ou quand la poésie est prescription symphonique

Jean-Pierre Otte ou quand la poésie est prescription symphonique

Sinfonia, la délivrante est une poésie à prescrire, non comme un remède quelconque, mais comme une possibilité que la poésie soit autre chose qu’une itération récitatrice, un ronéotypage du Même : avec Otte, elle s’apparente à une « clémence de l’invisible » réduisant « à rien les contraintes » ; à partir de ce néant bienfaisant, « les gestes se désagrègent » et le monde « se décompose en couleurs d’icône ». Dans ce splendide acte, où la voix de Zarathoustra se mêle aux chants géorgiques, « égarés dans l’égarement général »,…

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Il y a des amours heureuses avec Orsenna

Il y a des amours heureuses avec Orsenna

Si perdre n’engage que la défaite, le succès, quant à lui, est devenu douteux. Réussir est une des formes de la constipation et conspire de plus en plus contre le silence, les mots rares et la vie intérieure. Alors, que dire d’un écrivain invité à la télévision, de surcroît académicien, dans l’univers le plus conventionnel dans la sottise âpre ? Rien, si ce n’est qu’un écrivain comme Orsenna, même passager clandestin des indigents écrans, demeure un écrivain. Il le prouve dans…

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Entrevoir de Paul de Roux pour l’apercevoir

Entrevoir de Paul de Roux pour l’apercevoir

Selon saint Thomas d’Aquin, la philosophie est l’art de mettre les choses en ordre : « le Philosophe retient que le propre du sage est de mettre de l’ordre… Car c’est quand une chose est convenablement ordonnée à sa fin qu’elle est le plus parfaitement disposée ». Cela est d’autant plus vrai en poésie. La poésie est un ordre qui s’accomplit bien. Cela s’oppose frontalement à une philosophie à la petite semaine qui ossifierait la piétaille des poétaillons autant qu’une guimauve pénétrée par…

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La fascination de l’étang de Virginia Woolf

La fascination de l’étang de Virginia Woolf

Il y a des écrivains que l’on retrouve des années après une première lecture : c’est le cas de Virginia Woolf dont je relis les livres comme on découvrit son corps des semaines après son suicide par noyade. Aucun de ses livres n’est décomposé dans « l’ombre très peuplée des coulisses ». Dans le recueil de nouvelles La fascination de l’étang, on rencontre des demoiselles comme il faut, des femmes inhabitées qui ressemblent à des meubles, des médiévistes monomaniaques, des hommes aux yeux…

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