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Category: Inclassables

Les étiquettes littéraires abondent. Restent pourtant des livres – et des articles – qui ne les peuvent souffrir…

Entre terrains

Entre terrains

(Couper la coupure) Disons que j’ai tailladé sa coupe de cheveux une fois de plus, d’autant qu’elle insiste pour se manifester autant canyon que canon.  D’elle qui était une, j’ai fait deux jusqu’à réunir ses définitions sous le concept intersection – où généralement tout androgynie est partagée en deux. Et ce, dès lors du Banquet où Platon lui-même put se servir et disposer de tout convive quelque que fut le genre. jean-paul gavard-perret Photo : Florence Deba Post Views: 15

Les enchaîné(e)s

Les enchaîné(e)s

La réciprocité est totale pour deux sujets désirants. Leur pliure explique que nous croyons à l’autre quand il nous est symétrique. C’est aussi notre miroir et il possède autant que nous des fantasmes. Par le plaisir que l’on partage et qui nous est donné – nous devenons êtres suprêmes. Chaque moitié(e) est donc bien plus qu’un support ou substitut : il reste l’Autre tout en y avançant un peu plus. Sous une telle surenchère, voici la voie. Surgit la figure…

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Le bruit des cils

Le bruit des cils

Dans l’abbatiale, une figure mystique et féminine reste suspendue au-dessus d’un miroir d’eau. Sa beauté spirituelle, mais pas que, frugale et d’apparence contemplative, n’est pas de l’ordre du décor. Elle fonctionne comme une chambre d’écho. À mesure que les jours passent, ce que le regard recueille n’est pas seulement du domaine du beau ou du sacré, mais de la dissonance par une telle forme de visage et sa lenteur qui n’effrite jamais l’extérieur. jean-paul gavard-perret Photo : Melody Mac Daniel…

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Cent mêlés

Cent mêlés

Tends l’oreille : ton corps s’est changé en rivière, il boit pour comprendre et l’eau le traverse comme un souvenir qu’il n’a pas encore vécu. Il sent son nom se dissoudre en lui et devient le passage par lequel il continue de naître. Dans sa chambre d’eau, il n’a plus de poids, il s’élargit et ton cœur devient réservoir. Il voit dans la transparence les visages aimés. Leur lumière te traverse, circule – il n’y a plus de bords. jean-paul…

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Les mains sur la tai(t)e

Les mains sur la tai(t)e

Ma couette garde ton corps (sans savoir s’il reviendra) et chaque plis reste une question que je n’ose poser. J’y ai glissé souvent. Pour ne pas dormir mais pour partager notre chaleur. Aujourd’hui, je relis nos tremblements et éclats de plaisir. Bref, ma couette ne ment jamais : elle chuchote encore, même lavée et pliée dans l’armoire. Je la ressors parfois, la tends au vent non pour qu’elle sèche mais se souvienne parce que ton souvenir jamais ne se lessive….

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