Archives de
Category: Inclassables

Les étiquettes littéraires abondent. Restent pourtant des livres – et des articles – qui ne les peuvent souffrir…

Mode Erato

Mode Erato

(nuitsible) L’une et l’autre vont à l’amble et font vaciller le jour sur son axe d’ombre et de lumière. Deux bouches chuchotent tandis que deux corps deviennent silhouettes dans le courant d’air de la vie. Leurs mains se tendent dans leur disparition en un rectangle noir. On devine plus qu’on ne voit, on croit voir plus qu’on aperçoit. Les deux mains de l’une sont les épaules de l’autre qui incline son buste comme s’il lisait les pages d’une poitrine invisible….

Lire la suite Lire la suite

Sans sonnet

Sans sonnet

(Black magic women) Il y a dans le mot ‘vue’ quelque chose à entendre selon les inflexions lyriques des sculpteurs africains. « One size fits all », pour eux comme pour leurs déesses, rappelle le « Guacamole queen » que chantait déjà Franck Zappa. Ces masques sculptés de bois dans la matière native désormais polluée ne sont jamais grotesques. De tels artistes, dits à tort naïfs, chantaient en sculptant d’une tranquillité bizarre, avec un son écrasé, plat, étal. Il devint…

Lire la suite Lire la suite

Epi sûr

Epi sûr

(Comme ça vient) Le monde peu à peu s’en va et nous aussi nous nous en allons, entre apathie ou goguenardise, par sursauts de précautions et de tactiques pour éviter de ruminer l’envahisseuse (vous voyez ce que je veux dire). En Haute Savoie, des haies sont rasées et des talus comblés mais des pousses à peine émergées tentent de grandir et de proliférer. Elles sont gentilles, d’autant que les nuées d’insectes exterminés par un Attila chimique ne les agacent plus….

Lire la suite Lire la suite

Vieux thrènes

Vieux thrènes

(Et conjurations) Jadis moqueur, égaré, délibérément déceptif, j’ai vu passer des couples d’intellectuels prestigieux : Robbe-Grillet, Barthes et même Lacan et Althusser ! Leurs discussions occupaient des repas en évoquant ennuis domestiques, pannes de voiture et démêlés conjugaux (grands ou petits). Mais leur ironie créait un peu de pensée en sinuosité au sein même d’anecdotes nulles dont le but devait pousser quelques idées de vérité – sans perdre pied dans le trivial plus que dans l’altier à travers leurs loupes…

Lire la suite Lire la suite

Ares, scènes, lupins

Ares, scènes, lupins

Adieu chagrins, bonjour l’amour aux trousses des mutines ! Et profitons de leurs thrènes pour conjurer la cérémonie, non de nos mariages, mais de nos rites funéraires (chacun la sienne après tout). Caressons de nostalgie des filles qui, tels des berlingots, fondent encore en mélancolie. Elles ne seront jamais taries car il est toujours beau dans le temps passé où poussaient, près de la mer, les prés salés et les baisers carnavalesques de nos Salomé. Grevées de mes méfiances, elles…

Lire la suite Lire la suite