L’hydre aux gènes

L’hydre aux gènes

Au nom de ta mémoire, tu renouvelles chaque jour le roman de ma vie. Par l’ensorcellement de ton verbe, tes syllabes remuent, changent mais demeurent justes pour évoquer tout moindre détail de ce qui ne s’est rien passé. Je reste éberlué par ta haute voltige. Toutefois, aucune autre une femme ne peut dire que nous sommes tous entrés par la sortie. Que le passé nous a trompés, que le présent nous tourmente et, quant à l’avenir, il épouvante.

Tout reste bien long, mais le temps nous ment lentement. Nous ne sommes revenus de rien et nous sortons de tout. Tu préfères en parler plutôt que de te taire et en Jean d’Esprit j’écoute chaque jour un chapelet de sornettes. Rassuré, tes mots restent ma seule existence. Dieu m’en préserve !

Photo : Joël Peter Witkin

Laisser un commentaire