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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Anti-Gones

Anti-Gones

(Lionne aise) Femme dite de mauvaise mais prophétesse, ni dans la religion juive, ni dans la religion catholique, elle est touchée par la grâce au surnaturel. Pour l’opinion commune et la théologie, c’est une incarnation de Satan mais ses images relèvent de l’Ecriture et des Lois. Ni pure ni sacrée, elle porte une part d’impureté et de profane (bref, une part humaine). Mais elle tient des dieux infernaux et invisibles, défie des tyrans. Selon ses lois ancestrales, sa vocation de…

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N’ai-je ?

N’ai-je ?

Sur le rebord de ma fenêtre et au travers de son ouverture, Sainte Mère – me dis-je -, ne serais-je qu’une bête ? Ce que je découvre, je l’ai déjà vécu dans ma chambre. Tout s’aplatit. Il n’y a plus de clos, ni d’ouvert. Des hommes me renversent là où le vrai et le faux s’interpénètrent. En m’accrochant au crépuscule, ces loufiats me disent de me remuer le derrière avant d’entrer dans ma terre. Mais, après tout, que les Madame…

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Prime et plume hautes

Prime et plume hautes

Pour la nativité de nos amours si proches de nos enfances, ton visage encadra notre fuite au-dessus des rails de la gare Saint Lazare. Au sous-sol de l’immeuble, tu délaças ton buste pour que tes seins logent dans les hémisphères de mes mains et de mon cerveau. Nous avons jeté nos ombres dans le vide. Rose de fatigue, tu quittas mon pantalon. Et à genoux avec tes gestes habiles tu m’appris à tirer l’aiguille. Trempé dans l’encre de tes cheveux,…

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Belle marquise

Belle marquise

(Tant elle vaut doux) Gambadant dans sa mare, manquant d’une case par amour pour elle je cherche sans cesse son étoile mystérieuse et ne m’oppose jamais de « niet ». Elle m’enjoint sans benjoin des oukases à ma virilité. Bref, elle apprécie le secret de ma licorne qui introduit un certain désordre dans ses dessous chics aux parures inépuisables dont je raffole tout en écoutant avec elle du Johnny Hess ou du Eddy Cochrane, primitifs d’une musique binaire qui n’a…

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Dette de nos états

Dette de nos états

Notre apocalypse amoureuse reste souvent joyeuse et parfois âpre et rude. Mais elle tient à l’opérette. Elle remplit nos journées. Nous jouons de nos comportements voire de grands personnages en devenant saltimbanques pour consacrer certains efforts particuliers, et obstinés selon nos respectives spécialités. Nous restons les interprètes de notre vitalité non sans une aptitude à l’universel. Nos positions « kamasouterraines » surgissent parfois du nulle part selon certaines attitudes qui tiennent du philosophe contrarié ou du goal qui s’était rêvé…

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