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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Corps seau

Corps seau

(Dont l’écho sait) Mes phrases – au sel venu des cigales et parfois en pentamètres des cafards – sont le jus de ma Bible (d’occase) à lire aux coins de rues sur papier glacé dont l’encre frotte les paumes sous les éclats de lune. Entre le faubourg du Reclus et la route de Chamousset, je la griffonne pour vous d’instinct. Son chemin coule du minuscule ruisseau de mon âme dure et éclatante qui fut longtemps un linge ami donné. D’où…

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Certains l’appellent Agatho

Certains l’appellent Agatho

Pour sa soif L’alcool de poire me rend ivre et m’éloigne de tout sujet d’avenir – par noble désœuvrement et en titubant et en tentant de suivre la pellicule de mon existence jusqu’à extinction de mon film et ses fronces de mon verbatim. Peu à peu, je mérite la médaille de vivre. Cela s’arrose aux effluves distillées de ce fruit au galbe suave, à la souplesse juteuse, au rebondi de sa panse et au grenu de son cœur. Baudelaire ne…

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Dés couverts

Dés couverts

Dans ma chambre 76, je calque mon quotidien sur un magazine de mode trouvé en une salle d’attente et par lequel je recycle ma beauté. Souvent j’oublie de sortir ma poubelle, rate un rendez-vous (plus ou moins affecté), dors sous mon tampon absorbant et dans la foulée de ma pensée, miction du virtuel et de l’imaginaire. Parfois, nous sommes 76 dans ma chambre. J’embrasse quelqu’un qui ne m’est lié en rien mais me retourne d’un sens à l’autre en chevauchant…

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Go d’art, go d’eau

Go d’art, go d’eau

Mer au bout de l’extravagance est un visage bleu jaune rouge sous les yachts inutiles et devant les terrasses de la Méditerranée. Certaines et certains vivent l’ennui sur sa plage en jouant des lignes de leurs hanches. Existe souvent la fluidité́ de leurs expériences sanglées de la mécanique de l’intelligence pour la drague en forme de substance. Giclent parfois les surenchères de questions, le sel du vent et les histoires de couples blasés sous la tonalité́ explicite de leur indifférence. …

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Ton sûr

Ton sûr

Souvent à cran – elle m’affirme que notre histoire dure trop longtemps : « Réveille-toi », m’a-t-elle. Et d’ajouter « Quand je pense à tous les services que je t’ai rendus ! ». Décidée, plutôt que les descendre, elle m’a remonté les bretelles. Quoique étant pou, gland, foutre lent elle reste néanmoins polie pour traiter son sinistré de siphonné. Notre épidémie sentimentale ne connut qu’une flambée car j’étais sans le moindre dessein d’aller et venir. Pour moi , l’amour était…

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