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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

L’hydre aux gènes

L’hydre aux gènes

(Par loire) Au nom de ta mémoire, tu renouvelles chaque jour le roman de ma vie. Par l’ensorcellement de ton verbe, tes syllabes remuent, changent mais demeurent justes pour évoquer tout moindre détail de ce qui ne s’est rien passé. Je reste éberlué par ta haute voltige. Toutefois, aucune autre une femme ne peut dire que nous sommes tous entrés par la sortie. Que le passé nous a trompés, que le présent nous tourmente et, quant à l’avenir, il épouvante….

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Lapin levé n’a plus d’oreille

Lapin levé n’a plus d’oreille

(mais c’est magnifique) Les abdos menant son estomac dans l’étalon, l’ecce homo en pince pour les ménagères de plus de cinquante ans. Déboutonnant leur gaine Playtex, il s’émotionne d’impeccables seins selon certaines normes. En pleines formes, capot tiré, les voilà troussées telles des bombes X excitées sous la bielle. Nuque arquée, tronc plié en circonflexe, l’enlacée locomotive sans excentricité, il monte aux cieux à cheval vapeur. D’abord mal axée, sa trombe ose mais il se fixe ensuite par de bons…

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Label et la belle

Label et la belle

(Nocetalgie) Formé jadis aux humanités et à la rhétorique par de baroques jésuites, j’ai disserté sur les tragédies à la corne du Cid (aussi espagnol qu’Ignace de Loyola), son désir douloureux, sa grandeur d’âme et sa noblesse de cœur. Chimène comprise qui, au nom de sa chimère, ne le haïssait point. Il nous montra l’exemple pour faire de nous ses disciples, dont certains sont plus raisonnables que les autres. De sa pompe, Corneille joua de la rhétorique, roué aux formules…

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Vain choeur de lait tû

Vain choeur de lait tû

(Botte à nique) Echapper au conceptuel, au platonisme, débiter en petits bois le déclaratif (non sans rugosité et bienveillance contrariée), éviter de poétiser – comme disait l’autre – plus haut que son cul, fait de nous des avortons. Et cela se mérite. Ignorant de nous-mêmes et lancés dans notre vide, cela génère un contenant plus ou moins contenu. Toutefois – sinon avec un jeu de cartes – ,ne parlons pas de réussite. D’autant que la libido fout rarement la paix…

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La faim du cinéma

La faim du cinéma

(Des figurations – Godard) Figurer, c’est tisser des voies, des fils entre visions de guerre, des prophéties et des images vernaculaires. Entre l’enfer, le purgatoire et le paradis, Dante les reprit en « imageant » des traversées lointaines de Virgile à Homère, hypostasiant Joyce et surtout Godard inspiré par Nietzsche. L’art de l’image du cinéaste perce à jour les faits et causes de la violence. Ce fut sa préoccupation majeure et il regretta à maintes occasions l’absence d’images à même…

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