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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Que d’O

Que d’O

(L’art rivé) A sa Salacie, Neptune mit deux plumes bleues dans les cheveux. Elle fut reine désormais. Et recrachant la barque qu’elle avait prise, l’océan primitif réveilla ses créations. Son âme s’en inquiéta bien peu mais il voulut ensuite envoyer à sa sirène une lettre d’anniversaire pour le quinzième jour du dixième mois où ce qui arriva était prévu. Patiente et bienveillante, elle sut prendre, prenant du tant au temps en temps. Parfois, en fée mutine, elle se cabre et…

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Rose de tous

Rose de tous

(Et surtout de vous-même) L’amante idéale est en principe déchiffrable et accessible au grand nombre. Elle est parfois moitié sainte moitié démone mais le plus souvent elle reste un bon génie, l’ange du recommencement. Le soin de son jardin dépend du jardinier qui trouve sa rose consolatrice. Elle révèle un merveilleux paradis si, en pépiniériste, vous déroulez la gamme de vos comportements de soutien. Ensemble vous laissez à l’abandon les régressions d’un enfer ou des limbes pour que l’éden arrive….

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Ces âmes

Ces âmes

(Lot peint) Buvant un café dans ta cuisine, tu me poses la question sur nos rapports et ma capacité à les assumer. Mais aussi sur la place disponible pour mon imaginaire et tes rêves. Reprenant nos photographies dont tu fais faire des retirages, les imprimeurs n’ont pas pris la peine de vérifier ta matrice. Elles ne sont jamais identiques et mettent à jour des « accidents » où nous sommes plus ou moins clairs ou obscurs. Tu trouves là une irréalité relative….

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D’âmier

D’âmier

(et de corps) Le noir et le blanc aiment ta mordorure. Ta silhouette est l’inverse de celle des femmes douloureuses de Hopper. Reste chez toi ce qui fut dans ta forêt des songes et de sable lorsque le soleil s’accrochait à la pointe des palmiers. Taches sombres au milieu de l’or âpre : les traces ne bougeront plus. De partout, le noir-lumière après le blanc de cendres. Pourtant, quelque chose bouge encore, brille, vibre. C’est l’or qui fait surface; en…

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Intensité et constance

Intensité et constance

Voir comme on n’a jamais vu la vie. Elle revient quand je t’entends. L’éternité peut-être aussi, dès le silence ou le cantique de tes heures. Il faut aller jusqu’au bout de ce qui a commencé. Tu es la vérité de la pensée et l’absolu du désir sur la pointe de ta langue. Je t’aime trop mais pas assez. Considère mes mots comme un effacement. Ils plongent en toi, en ton interstice pour colmater ton abandon initial. Mais de la Mère ou…

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