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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Ce qui reste de nos âmes

Ce qui reste de nos âmes

Au milieu de ton gué étroit je suis en tes images. C’est l’en-deçà de mon écriture  apprise par toi inconsciemment. Là, quelque chose est donné à qui ne demande pas. Mais ce fut une évidence sauf pour certains gardiens au nom de la maîtrise des corps des vues de l’esprit. Tu fus L’ Imprononçable qui a lâché la bride à mes phrases, courant d’une liberté qui jamais ne se déroute de ton amour. Par toi mes mots tombent comme la…

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Seule la chamane ignore (mais n’ efface pas les hommes)

Seule la chamane ignore (mais n’ efface pas les hommes)

Déjà chamane, tu savais avant nous comment les hommes sont faits de foutre et de fièvre et que chaque battement de leur corps et du coeur est une lame traversant ton aube. Tu restes torrent d’or et de plaisir en creusant ton ventre. Regarde : la langue des amants éclate de tes éclairs, leurs mots sont des rivières noires où danse ton vertige. Chacun entend ton cri, pour le recueillir quand tu te redresses en étendard dans la lumière tordue…

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Le son de sagesse

Le son de sagesse

Dans la nuit fendue d’argent, tu miaules un appel, une prière. Le vent s’incline et l’invisible répond. Un frisson d’air s’attarde au bord de tes vitres entrouvertes. Elle hésite, s’infiltre, prête à déposer une caresse sur ton épaule. Rien n’est certain encore – ni la saison, ni l’heure exacte : seule la lumière sait où coller son ombre. Encore silhouette, elle se courbe vers toi. Tu as appris avec elle le langage et le morse de l’amour en attendant son sourire….

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Tout de m’aime !

Tout de m’aime !

Parfois, s’il te fouette d’une main tremblant l’air, sa main est comme une lame. Echevelée, tu danses sur ses genoux tandis qu’il peint ta peau de rouge. Ses mains scellent deux destins sous l’ébène. Crinière en feu, ton corps se dresse. Il voit en la mer son île, en toi le port et la Parque aux Princes quand, de nuit, des lampadaires déglutissent sur des barques éventrées où flottent les rires perdus. Tu es là, courbée et dressée sur l’échine…

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Contents cieux

Contents cieux

(L’infigurable) Je suis un parfait mélange de fautes et culpabilité. Bref, je ne suis pas un juste mais je ne m’auto-persécute jamais. Ma doctrine morale contribue sans doute au péché originel mais je l’interprète et le soutiens. A ma manière, je fais de l’ordre dans mon chaos en cigale exaltée voire providentielle. Je connais le tourment de mes fautes mais sans les crier dans le désert ou ailleurs car ma théologie n’a pas pour fin l’expiation. Mon hérésie, je la…

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