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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Lin terne

Lin terne

(dé passé) Conséquence d’une cause inconnue, sa mère le prolonge dans ses vagues. Sur le sable, elle efface ses propres errances et celles de son fils. Elle colmate ses fuites, mais l’eau déborde. « Nihil novo sub sole » se dit l’Ecclédiastique qui dissipe les bêtises d’un tel idiot de sa famille. Pour passer le temps, celui-là le mesure en dansant sur une musique qui précède ses mots. Marcassin ceint d’illumination, son bien vire au mal à l’état pur. Mais…

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Riz haut

Riz haut

(Bas dos) Si je m’en « croix » (dessus), l’élan sexuel est intéressant. Il nécessite au moins une participante directe à l’âme sensible selon l’ensemble du monde vivant. Cela permet de sortir de soi pour s’immerger en elle selon une extase duale et individuelle portant vers le plaisir auquel nul ne peut résister. Existe là une incontestable joie. D’autant que, dans ce cas, la proximité est bien plus que relative. Entre résonance, embrassement et vibration chaque humain s’inscrit dans un cosmos harmonisé…

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Pour tour

Pour tour

(Lent tendre) Le plaisir tombe dans nos vies, toujours mêlé à quelque chose. Qui le nomme l’efface ou le fait disparaître à demi. C’est comme de la neige sortie de la nuit et qui se dépose du côté de l’illisible. Il mène quelque part et notre toit l’abrite, le soutient sans poser de questions. La tête vide tel un bol rincé, nous nous tenons disponibles quoique mal identifiés. Nos mots le nomment si un effort nous conduit hors de son…

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Doigt-il ?

Doigt-il ?

(Le pari) Je ne me relis jamais par crainte que mes pages n’aient aucun intérêt. En elles, comme dans un miroir, mon image s’efface. Je me contente toujours d’un nombre de signes acceptables. Bref, quelques lignes à partir d’un point dans la vie. Il déborde et attend que mes mots arrivent. J’utilise au besoin fonds de tiroir et interludes, quitte à me reprendre des morceaux de matière. Je laisse la nuit travailler car l’écriture voit dans le nocturne la lumière…

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Jury diction

Jury diction

(à tout chœur) J’écris le silence car je l’écoute, le relève et l’entoure de mots en espérant « entendre » son parcours. Certains le froissent, lui donnent des réponses ou des solutions. J’attends ce qui en sort dans ce processus venu d’un temps insituable mais qui remonte bien avant le Bing Bang. J’écris moins en inventant qu’en éventant le silence. C’est une enquête filée pour atteindre nos corps simples, notre finitude tout en faisant abstraction de l’usage du cœur. Sa…

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