Doigt-il ?

Doigt-il ?

Je ne me relis jamais par crainte que mes pages n’aient aucun intérêt. En elles, comme dans un miroir, mon image s’efface. Je me contente toujours d’un nombre de signes acceptables. Bref, quelques lignes à partir d’un point dans la vie. Il déborde et attend que mes mots arrivent.

J’utilise au besoin fonds de tiroir et interludes, quitte à me reprendre des morceaux de matière. Je laisse la nuit travailler car l’écriture voit dans le nocturne la lumière de tout. Au matin, je relance mes dés pour faire partie des autres qui tirent de leur double des héros. A mon tour, je sors de la réserve des indiens de la littérature. Toutefois, rester Sioux loin de praticiens me permet d’effectuer quelques va-et-vient hors champ plus que grimper sur Seine.

Photo : Julie de Suza

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