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Category: Théâtre

Des pages à la scène, il y a un monde : celui du théâtre. À parcourir en long et en large, en livres comme en spectacles.

Le livre de K. (Simon Falguières)

Le livre de K. (Simon Falguières)

© Christophe Raynaud de Lage  Le château, méandres imaginaires Dans un décor sobre, aux grands murs blancs patinés de reflets mats, s’installent une malade et sa psychologue, pour une consultation. Par les circonvolutions de ses paroles métaphoriques, la patiente se décrit avec comme résistante. Changement de tableau. Une femme est persécutée en raison de ses activités poétiques ; on lui enlève son amour, puis c’est elle que l’on prend ; son amie, témoin de son arrestation, gardera sa mémoire. C’est…

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Les bonnes (Jean Genet / Carme Portacelli)

Les bonnes (Jean Genet / Carme Portacelli)

   © Agathe Poupeney  Intentions réflexives En entrant, on découvre le décor de salle de bains contemporaine aux ornements géométrisés. Cela commence par la décoration du parterre et des meubles avec des roses rouges vivement projetées au son d’un rap corrosif ; d’emblée s’installe un parfum de transgression. Une femme en sous-vêtements vient considérer ses attributs physiques avec impudence. Entre les deux protagonistes, s’institue un rapport dialectique de domination ; les gestes, les répliques sont tendu(e)s. Entre violence démonique et…

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Joseph K. ( Franz Kafka / Clément Poirée)  

Joseph K. ( Franz Kafka / Clément Poirée)  

Fantasmagories kaléidoscopiques Un homme se retourne dans son lit ; quelque fantôme apparaît en s’insinuant dans la pièce par l’angle du mur. Au réveil, à sa grande stupéfaction, K. est placé en état d’arrestation, sans connaître l’accusation ni la procédure dont elle relève. La pièce prend pour support Le procès, dont les personnages et les moments sont réinterprétés de façon fantastique. Les scènes oniriques succèdent aux temps de dialogues avec l’administration ; les deux aspects finissent par se confondre. Clément Poirée construit un théâtre kaléidoscope, à l’image de l’écriture de Kafka, élaborant un propos au sein…

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Maximilien Friche, Auto-Autodafé

Maximilien Friche, Auto-Autodafé

Quand le verbe consume le cynisme du monde de l’art Auto-autodafé marque l’entrée en scène de Maximilien Friche dans l’écriture dramatique. Fondateur de la revue en ligne Mauvaise Nouvelle et des Éditions Nouvelle Marge, l’écrivain et poète propose ici un texte incisif, habité par une grande virtuosité verbale et un humour noir redoutable. La pièce met en scène un face-à-face percutant entre un écrivain (le Scribe) et un peintre (le Maître). Tout commence au sortir d’un vernissage mondain, un de…

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07 83 63 54 73  (Célia Jaillet / Mélodie Fourmeaux)

07 83 63 54 73  (Célia Jaillet / Mélodie Fourmeaux)

© Fabrice Robin Questionner notre regard sur la souffrance sexuelle La compagnie “Le rire d’Ariane” cherche à interroger de la façon la plus directe nos représentations. Ainsi, le récit est présenté d’emblée comme véridique, consignation scrupuleuse d’une expérience faite pour ébranler les images que nous nous faisons des femmes, des putes, de la prostitution. S’inscrivant sur un site d’escorts, Douce désigne avec des gestes empreints de détermination les messages qu’elle reçoit de clients potentiels, dont le texte est projeté sur des panneaux suspendus derrière elle. Les envois…

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