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Valéry Molet, Dénouements

Valéry Molet, Dénouements

Moi il À lire Valéry Molet, j’ai l’impression de m’écrire. Tout d’abord parce que V.M. est un écrivain. Jacques Cauda aussi. Qui propose de redire cette phrase, celle qui précède, sur l’air de Félicie aussi chanté par Fernandel. D’autant qu’entre Fernandel (pour sa grande mâchoire d’âne forcément lubrique) et l’approche sexuelle de l’écrit chez Molet, la conséquence est bonne. Écrivain, disais-je, qui s’inscrit dans la ligne tracée par les libertins du XVIIè siècle (Saint-Évremond entre autres) reprise par celle d’un…

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Lélia Mordoch, L’angoisse est-elle soluble dans l’art ? 20 ans de galerie

Lélia Mordoch, L’angoisse est-elle soluble dans l’art ? 20 ans de galerie

Des expositions, des œuvres et des artistes Lors d’une visite à la galerie Lélia Mordoch, nous avons eu, mon compagnon l’écrivain Didier Ayres et moi, le plaisir de rencontrer la galeriste Lélia Mordoch, qui nous a gracieusement offert son épais catalogue d’art, au titre questionnant, L’angoisse est-elle soluble dans l’art ? L’ouvrage répertorie un parcours s’échelonnant sur 20 années d’existence de sa galerie. Les textes sont de la galeriste elle-même, du critique d’art et commissaire d’exposition Alin Avila, de l’universitaire Françoise…

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Mathilde Aurier, 65 rue d’Aubagne

Mathilde Aurier, 65 rue d’Aubagne

Marseille-Catastrophe Marseille du narcotrafic, Marseille des écoles vétustes, Marseille de l’habitat indigne. Immeubles soutenus par des étais, cités déglinguées, immeubles-ruines. Dans la France entière, on a entendu parler de la rue d’Aubagne et des immeubles qui se sont écroulés en novembre 2018, par un jour de pluie. Huit morts au 65.  Le 63 l’avait entraîné dans sa chute.Et aujourd’hui, la « dent creuse », le trou béant n’est pas encore le lieu ressource annoncé. La mémoire de la ville est tenace : personne…

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Je mourrai sans avoir rendu tous les coups de Fabien Thévenot

Je mourrai sans avoir rendu tous les coups de Fabien Thévenot

On reconnaît un poète au fait qu’il ne fait pas partie de notre régiment. Les poètes sont une légion sans uniforme identifiable. Chez Thévenot, tout commence par un titre formidable. On pourrait s’arrêter là, car personne ne meurt en ayant rendu tous les coups. Férir n’est pas périr, même s’il y a une forme de noblesse à mourir défait, plein de cette hargne qui n’est que le survol du ressentiment, c’est-à-dire un contournement ironique de l’amour que la vie nous…

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« Les doigts de Tony Iommi » de Aurélien Lemant

« Les doigts de Tony Iommi » de Aurélien Lemant

Je ne sais pas qui était Tony Iommi et je ne connais pas la musique du groupe Black Sabbath. Et cela n’a strictement aucune importance. Même si Aurélien Lemant écrivait sur Annie Cordy, une pompe à vélo ou un ergastule pour microcéphales, il faudrait le lire. C’est la nature d’un véritable écrivain que de pouvoir écrire sur tout puisque c’est « une majesté des tsunamis » dont l’ autorité permet de « brancher la chaise électrique dans le salon ». Lemant est un « gibet…

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