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Category: On jette !

Littérature est un de ces mots majestueux dont le bel aspect de mer étale ne doit pas tromper : il a ses pics et ses abymes. Comment alors ne pas jeter au bas de son Olympe tel livre que l’on aurait indûment haussé vers ces sommets ? En toute subjectivité bien sûr !

Redemption Song (Léonora Miano)

Redemption Song (Léonora Miano)

L’Afrique des images Devant le rideau, au son d’une musique progressive, apparaît une femme africaine qui écoute un discours de libération faisant suite à la décolonisation. Elle présente son appartenance à la Nubia. On est ensuite dans la haute société de ce pays imaginaire, où une puissante héritière entretient son mari aux relations et entreprises sulfureuses. Il semble que leur relation ne puisse perdurer, tant les conséquences des exactions de Francis se font graves. Chacun des personnages semble se débattre avec ses propres démons. Les morts sont sollicités, une domestique vient…

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Yannick Haenel, La solitude des professeurs est infinie

Yannick Haenel, La solitude des professeurs est infinie

De passage Quoique parfois décevant par sa longueur, ce nouveau livre devient un chant de pré-crépuscule en déambulations de celui qui fut professeur en et des banlieues. La solitude est palpable même si des femmes (beau souci de l’auteur) jalonnent son parcours dans un jeu d’apparitions et de disparitions. Bref, à l’époque cela suivait son cours comme aurait dit Beckett. Le narrateur avance « au toucher » tout en évoquant certains regrets. Et après tout, c’est plus que pas mal…

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Infernus Johannes, Chagrins

Infernus Johannes, Chagrins

Cantos Spécialiste des contes moraux à haute teneur d’absurdité angoissante et plus que jamais d’humour, Johannes (Aka Antoine Volodine ) dans Chagrins assemble trois fictions dont le bruit de bien des ressacs travaille des nuit obscures et où des dragons se hissent hors du lac, piétinent les roseaux, écrasent la barrière de bambous qui enclot une maison, frappent au volet pour guise de réveil. L’auteur – as des coups médiatiques – se veut sororal ou fraternel, mais ici l’amour ne…

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Maldoror (Roberto Bolaño, Lautréamont / Julien Gosselin) – Avignon 2026  

Maldoror (Roberto Bolaño, Lautréamont / Julien Gosselin) – Avignon 2026  

© Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon  Le théâtre, de loin Quelques phrases, cinglantes, de Lautréamont, disent l’emprise du mal sur nos esprits. Très vite on assiste à une mise en tension, par une ambiance musicale pesante, omniprésente, presque dérangeante : les comédien(ne)s sont amenés à crier pour couvrir le fond sonore. Il s’agit d’explorer les témoignages d’auteur(rice)s confronté(e)s aux régimes dictatoriaux d’Amérique du Sud, ou plutôt les paroles des écrivains qui ont été commis à ces pouvoirs sanguinaires. Le dispositif scénique utilise beaucoup la…

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George Sand, Le souffle de la liberté (Brigitte Bladou) – Avignon 2026

George Sand, Le souffle de la liberté (Brigitte Bladou) – Avignon 2026

George Sand, telle qu’en elle-même Au piano, Brigitte Bladou joue des pièces romantiques. Elle relate l’amour de Musset, parle de sa relation avec Chopin, au moment où elle la vit. Elle se livre aussi à une célébration ouverte de la nature. À la demande de son fils, elle évoque son enfance, ses ambitions d’émancipation. C’est un parcours de vie qui se déroule sous nos yeux ; l’autrice exprime son acceptation de l’existence, de ses aléas, mais aussi sa détermination à défendre ses droits. Les grandes intentions n’excluent pas les…

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