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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Ma Mec

Ma Mec

(Teintine et ses mille où) J’aime errer même si je demeure le plus déshonorant des nègres blancs. Et pour le rester, tu m’as conduit dans ta sphère étroite et privée. C’est toi qui m’as formé quand tu es devenue le lotus bleu d’or dès l’instant de notre rencontre. En perte de vitesse, tu m’as réanimé sans besoin de tapiner. Tu n’avais qu’à m’offrir ton étoile mystérieuse. J’ai connu par toi le secret de ton lit-corne, ton trésor de Rackham dans ton cristal ambré….

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Passion

Passion

(L’arabe au faune) Tu peins et peins encore. Tu fixes la peinture dans une fièvre qu’aucun châssis ne saurait tenir. Et dans tes œuvres le désir est un cri enroué de couleurs, une ébauche qu’on ne termine jamais. Sur la toile, tu le regardes enfin, les mains souillées de couleurs, à jamais prisonnier du silence des femmes. jean-paul gavard-perret Peinture de Claudia Brutus Post Views: 25

Les si lents cieux

Les si lents cieux

Sous ta robe alourdie d’ombres et d’écume mais surtout de couleurs, tu trembles sous ta lumière fendue. Un murmure. Un mot. Tu t’abandonnes à sa racine. Ta chair s’est tendue, ton cri d’appel a voulu naître, mais à cause des voisins tu l’as étouffé quand il se renversa dans ton eau noire. Un de ses fils perdus resta suspendu à ta perle. jean-paul gavard-perret Photo : Maeva Benaiche Post Views: 57

Monomaniae

Monomaniae

(Ce que les marchands disent) En te retrouvant chaque fois, le choc est grand. D’abord, par peur d’être envahi, dissout mais je défaille d’émotion par le désir brûlant de ta présence. En nous le présent, le passé, le futur pour n’être plus en miettes. En te blottissant contre moi, je t’écoute. Tes mots tournoient dans ma tête. Tu restes la capitaine du navire de la vie. Tout se confond : la terre, la mer, le ciel. Et tes images crépitent en…

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Obscurum per obscurius

Obscurum per obscurius

(Bas halte) Magie du formel enchevêtrement par ton corps ambre. Il se présente à toutes lèvres et mots surgis par miracles. Tu creuses ton lit et l’horizon de ton pastel bronze prêt, au bord des mains en filature, à se déchainer. Il s’ingère en artillerie conséquentes en évitant toute parade. Se rejouent nos mêmes saisons arrosées avec soins en petits jappements d’azur à la recherche de ce que j’écris par chaque ligne de ton corps tellement reconnu et cousu. Il…

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