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Category: Inclassables

Les étiquettes littéraires abondent. Restent pourtant des livres – et des articles – qui ne les peuvent souffrir…

Prendre les voiles

Prendre les voiles

(Cahier de ton cinéma) A travers le filtre de ta nudité, plutôt qu’allécher les touristes avec des vues splendides, tu montres ton pays, et notre regard zoome à plusieurs reprises par agrandissements en focale sur ta lumière presque pure, les reflets de ta source entourée d’un bosquet d’arbres. Ce déplacement spatial permet d’entrer complètement dans ton film le plus intime. Tu mets en valeur ta lumière du matin ou du soir, la brume de ton sous-bois. Le cerveau lui-même recrée…

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Ton présent confisqué – l’Attente

Ton présent confisqué – l’Attente

Tu as une urgence : l’attente. Et tes doutes. Suivant les jours, tes pensées vont à vitesses multiples comme pour pouvoir saisir et cerner l’absent par différents bords. Tu lui donnes pourtant tout ce qu’il a à voir, sentir, éprouver, penser, et agir. De fait, tes opérations se trament jusque dans son inconscient, son rangement de ses draps traversés par ton moyen de confisquer le présent. Ton lit devient l’invention du navire et jamais son naufrage. C’est de de ton…

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Vieilles amours 

Vieilles amours 

Miroir de la société, l’amour produit simultanément un dedans et un dehors. Même en son dedans, l’union de deux corps suppose places, rangs, rapports de dépendance et d’autorisation. Elle n’est que rarement fusion de l’infusion. Certes existe une relation, une idylle avec des différences, repos, tempêtes, sentiments du débordement. L’océan est aux portes des couple. Ce qui unit en même temps ce qui sépare et distingue, plaisir et peine mêlés, frictions et conciliations, efforts importés. Existe une différence praticable et…

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Femme affirmative

Femme affirmative

Par toi je suis pris, je suis appris. Mon  « je » n’est que toi,  référent stable et tu me constitues comme sujet. Je ne peux penser, éprouver que dans ta subjectivité. Elle donne sens à mon cœur et à ma chair. Ainsi, je ne suis plus fantôme, fumée, vapeur éphémère, coquille vide, bulle vaine, eau sèche.  Je deviens un  corps « ententif » et les dieux ne se moquent plus de moi. Qu’ils soient maudits:  tu es ma religion, ma mangue. J’ai échappé…

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Hantise

Hantise

Tu m’absolutises mais parfois tu t’absentes. Mais souvent je te hanche, je corsage ton corps sage, tu m’odeurs, je t’enjambe, te jupe, te jarretelle – bas en brèches. Je mords ton cuir, tu me couvres, je te découvre. Délivrance et délire, je te bouche, je te vulve. Dans notre souffle, tu m’irises et je te pense. jean-paul gavard-perret Photo : Eva Gondelman Post Views: 32