Archives de
Category: Inclassables

Les étiquettes littéraires abondent. Restent pourtant des livres – et des articles – qui ne les peuvent souffrir…

Le son de sagesse

Le son de sagesse

Dans la nuit fendue d’argent, tu miaules un appel, une prière. Le vent s’incline et l’invisible répond. Un frisson d’air s’attarde au bord de tes vitres entrouvertes. Elle hésite, s’infiltre, prête à déposer une caresse sur ton épaule. Rien n’est certain encore – ni la saison, ni l’heure exacte : seule la lumière sait où coller son ombre. Encore silhouette, elle se courbe vers toi. Tu as appris avec elle le langage et le morse de l’amour en attendant son sourire….

Lire la suite Lire la suite

Tout de m’aime !

Tout de m’aime !

Parfois, s’il te fouette d’une main tremblant l’air, sa main est comme une lame. Echevelée, tu danses sur ses genoux tandis qu’il peint ta peau de rouge. Ses mains scellent deux destins sous l’ébène. Crinière en feu, ton corps se dresse. Il voit en la mer son île, en toi le port et la Parque aux Princes quand, de nuit, des lampadaires déglutissent sur des barques éventrées où flottent les rires perdus. Tu es là, courbée et dressée sur l’échine…

Lire la suite Lire la suite

En ailes

En ailes

Sous tes paupières, des songes crépitent, vestiges d’un autre temps, où ton roi-père t’adorait et ses dieux le suivaient. Il dort, et l’univers repose en lui replié comme une flamme sous la cendre. Son rêve caresse le seuil du mystère –  soupir perdu entre deux mondes. jean-paul gavard-perret Photo : Joao Linneu Post Views: 53

Contents cieux

Contents cieux

(L’infigurable) Je suis un parfait mélange de fautes et culpabilité. Bref, je ne suis pas un juste mais je ne m’auto-persécute jamais. Ma doctrine morale contribue sans doute au péché originel mais je l’interprète et le soutiens. A ma manière, je fais de l’ordre dans mon chaos en cigale exaltée voire providentielle. Je connais le tourment de mes fautes mais sans les crier dans le désert ou ailleurs car ma théologie n’a pas pour fin l’expiation. Mon hérésie, je la…

Lire la suite Lire la suite

Tour Isthme

Tour Isthme

(Bouts et bulles de gares) Par ta jeunesse, tu as vécu dans des failles du monde, là où les routes n’allaient plus sauf à Sidi Kacem, où la terre était lasse et gorgée de vent. Les figuiers de barbarie clapotaient sous la lune comme un ventre d’agonie. Parfois, des bêtes hurlaient dans l’ombre, bouches ouvertes sur des cieux muets. Mais tu rassurais ton frère et tes sœurs. Vers Paris tu as senti le sang des autres pulsant autour de toi….

Lire la suite Lire la suite