Archives de
Category: Inclassables

Les étiquettes littéraires abondent. Restent pourtant des livres – et des articles – qui ne les peuvent souffrir…

Tour Isthme

Tour Isthme

(Bouts et bulles de gares) Par ta jeunesse, tu as vécu dans des failles du monde, là où les routes n’allaient plus sauf à Sidi Kacem, où la terre était lasse et gorgée de vent. Les figuiers de barbarie clapotaient sous la lune comme un ventre d’agonie. Parfois, des bêtes hurlaient dans l’ombre, bouches ouvertes sur des cieux muets. Mais tu rassurais ton frère et tes sœurs. Vers Paris tu as senti le sang des autres pulsant autour de toi….

Lire la suite Lire la suite

Ma Mec

Ma Mec

(Teintine et ses mille où) J’aime errer même si je demeure le plus déshonorant des nègres blancs. Et pour le rester, tu m’as conduit dans ta sphère étroite et privée. C’est toi qui m’as formé quand tu es devenue le lotus bleu d’or dès l’instant de notre rencontre. En perte de vitesse, tu m’as réanimé sans besoin de tapiner. Tu n’avais qu’à m’offrir ton étoile mystérieuse. J’ai connu par toi le secret de ton lit-corne, ton trésor de Rackham dans ton cristal ambré….

Lire la suite Lire la suite

Florence Jou, Vermeille

Florence Jou, Vermeille

Quand une sécheresse chronique Il y a trente ans, Jo, héritière d’un domaine viticole, est revenue dans les Pyrénées Orientales. Mais, en reprenant la propriété, elle a refusé les pratiques industrielles, elle a « craché sur l’argent de la chimie« . Avec un groupe engagé dans la production de vin nature, elle a assuré. Aujourd’hui, à l’entrée de la soixantaine, elle lutte contre un dessèchement, des canicules à répétition, en compagnie des fantômes de ses amis partis ou disparus.Elle vit en compagnie…

Lire la suite Lire la suite

Le captif amoureux

Le captif amoureux

(Mama douée) Tu as su, sine die, m’éblouir, m’affrioler, m’amadouer, me glisser sur ta poitrine pour m’amorcer et pour que je m’amuse avec des tétons cassis. Bref, tu as su m’appâter, m’ apprivoiser me captiver, me capturer, me charmer, m’ attacher, m’attirer et comme une souris verte m’ attraper (pas que par la queue), me cajoler, me débaucher, m’embabouiner, m’enchanter, même me déniaiser, m’emberlucoquer, m’embobiner, m’ensorceler, me subjuguer, et m’envoûter. Certes, ce fut le moment le plus importent de ma vie. Et…

Lire la suite Lire la suite

Passion

Passion

(L’arabe au faune) Tu peins et peins encore. Tu fixes la peinture dans une fièvre qu’aucun châssis ne saurait tenir. Et dans tes œuvres le désir est un cri enroué de couleurs, une ébauche qu’on ne termine jamais. Sur la toile, tu le regardes enfin, les mains souillées de couleurs, à jamais prisonnier du silence des femmes. jean-paul gavard-perret Peinture de Claudia Brutus Post Views: 23