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Category: Inclassables

Les étiquettes littéraires abondent. Restent pourtant des livres – et des articles – qui ne les peuvent souffrir…

Lin faux

Lin faux

(bonds d’âge) Tu es là, dans l’ombre allongée du chevalet, un bras offert à la lumière, une hanche noyée dans l’huile encore vive, la peau en bataille avec le lin brut de la toile. Tes pinceaux s’échappent en vagues de bleu que le vermillon contourne. Ton noir creuse la nuit et devient lumière. Et tu restes toujours plus peinture qu’elle-même. Mais tu sais aussi t’en échapper dans l’éclat d’ivoire sous ton oreille, dans l’ourlet fiévreux de tes cils et le…

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Les si lents cieux

Les si lents cieux

Sous ta robe alourdie d’ombres et d’écume mais surtout de couleurs, tu trembles sous ta lumière fendue. Un murmure. Un mot. Tu t’abandonnes à sa racine. Ta chair s’est tendue, ton cri d’appel a voulu naître, mais à cause des voisins tu l’as étouffé quand il se renversa dans ton eau noire. Un de ses fils perdus resta suspendu à ta perle. jean-paul gavard-perret Photo : Maeva Benaiche Post Views: 52

Monomaniae

Monomaniae

(Ce que les marchands disent) En te retrouvant chaque fois, le choc est grand. D’abord, par peur d’être envahi, dissout mais je défaille d’émotion par le désir brûlant de ta présence. En nous le présent, le passé, le futur pour n’être plus en miettes. En te blottissant contre moi, je t’écoute. Tes mots tournoient dans ma tête. Tu restes la capitaine du navire de la vie. Tout se confond : la terre, la mer, le ciel. Et tes images crépitent en…

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Obscurum per obscurius

Obscurum per obscurius

(Bas halte) Magie du formel enchevêtrement par ton corps ambre. Il se présente à toutes lèvres et mots surgis par miracles. Tu creuses ton lit et l’horizon de ton pastel bronze prêt, au bord des mains en filature, à se déchainer. Il s’ingère en artillerie conséquentes en évitant toute parade. Se rejouent nos mêmes saisons arrosées avec soins en petits jappements d’azur à la recherche de ce que j’écris par chaque ligne de ton corps tellement reconnu et cousu. Il…

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Le jeu de go est lent

Le jeu de go est lent

(Là où mes potes iront) Quand le jeu de go est lent, tout cœur inapte au vol stratégique inéluctablement se serre tant la sensation d’impuissance est parfois vive, presque humiliante devant ce face à face selon une combinatoire abstraite. Et rien à faire qu’attendre sur l’enrobé en velours d’une chaise. Mais gare au gadin face aux gandins !  Devenant tricards du citron, à nous de hisser notre machine. Au besoin, sniffons un coup de Ventoline moins pour nos poumons que notre…

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