Elle ne garde rien sauf le silence
(Le cas niche)
Qu’un chien allonge le museau sur le croupion d’une fox lady tient de son charme car un tel lieu le taraude comme le charançon de son inconscient dont tout canin et canine dispose et font contre mauvaise fortune bon sniff. Celui-ci s’enquiert sérieusement en son aventure pour distraire le sort de sa promise sans question de s’excuser. C’est après tout le jeu des coïncidences là où les deux toutous – dont l’une est snob portant un vêtement de marque et du rose à lippes – peuvent compter sur eux.
Déjà prêt à consommer dans ce débit ouvert, le mâle adroit monte sur son échine, aussi délicat que burlesque. Il fait tout ce qu’il peut sans penser tout ce qu’il veut. Mais les deux trouvent altitude et indépendance dans leur liberté. En conséquence, les chiens sont bien gardés ! Mais selon une universalité concrète autant que possible négociée, plus que les roquets mâles ou femelles, nous préférons décider ensemble sans exigence contrariée.
Mais exclusivement en rend compte un écrivain car la parole humaine peut seule apparier et faire évoluer un ensemble vivant. Quant à la poésie, elle peut en fixer une impartiale chorégraphie en émouvante secrétaire du paradis terrestre avant l’arrivée de la nuit ou au lever du soleil – même en chienne de vie.
jean-paul gavard-perret
Photo : Christian Coigny