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Tag: Jean-Paul Gavaerd-Perret

Pense homme

Pense homme

Ah les poncifs ! Et qui de mieux pour ce type de pensum maudit : « tout départ est arrachement, exil, éclipse ». Ajoutons au possible un poil poétique : « La lune se cache, puisque tu t’en vas ». Regardant la regardée en fuite – plus tatouée qu’incise du chagrin des rides –, le poète met du khôl dans ses mots tandis que la nuit le boit à moins que la femme l’enivre. Mais la solitude s’accroît dès que…

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Et qui m’ose ?

Et qui m’ose ?

Par la porte de l’église tu écoutais les chants de messe. Mais, loin des orgues poussives, un ogre t’apprit le morse. Pour le rejoindre, tes chaussures tu ciras. En arrivant, il t’offrait ses chaussons. Il fumait une pipe et buvait un coup. Un fil relie encore l’après à l’avant. Mais cela s’estompe. En habits de gloire ou nue, Dieu ou l’ogre te guette. Les deux connaissent une variété de fleur. Elle guérit tout. Ses pétales ont une chair blonde. Dans…

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Lis là

Lis là

Cueille du lilas dans une rumeur de branches. L’aube y vient même quand les saisons reculent tant elles ont peur. Sitôt nées, elles pourrissent dès le début d’un mot sans suite comme le souvenir toujours impossible de l’espoir du possible. Cela paraît être un moyen insuffisant pour épuiser à elle seule la somme des possibilités avant de disparaître après une expérience continue du plagiat de la vie. Son situationnisme reste son principe de postproduction. Mais quand le lilas persiste de…

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Dit agnostique

Dit agnostique

(Gay rite) Telle une Sapho nette, la voici en son séant. Son envers des vérités gnostiques est palpé d’amazones au « dulcis stil nuovo». Toutes sont sensibles à la clarté lunaire. – sans oublier, en langoureuses strophes, la « cata ». De sa source profonde, le gay rite titille de grâce les initiées. Chaque rouge gorge éprouve rage, gage, étreinte, éternité. Le sel devient la divine géhenne. Leur compte est dix. Leurs contes sans dépliement de sornettes ni sansonnets, l’âme…

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Alliés nés

Alliés nés

Je cherche mes mots mais leur désir file comme un fleuve. Mes perceptions restent en rade et ne trouve pas ma langue. Dans les replis de son sexe féminin, j’espère l’abri, la pudeur. Restent les seins et les anges en images fixes ou animées de celle dont je rêve d’atteindre le ciel. sans nous réduire aux sentiments idéalistes. Elle ignore le mépris – tant il est toujours méprise – mais nos images pensent autant qu’elles nous pensent : ça se…

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