Ouaille note ? (Bas saint sans Bashô)

Ouaille note ? (Bas saint sans Bashô)

Espace d’un rite, ton étoile de chair sacrée fait oublier toute métaphysique. Elle offre une échappatoire qui me permet de me dérober à la mort – sauf bien sûr la petite. Nos corps vont jusqu’à l’impossible. Et de leur pesanteur ils laissent entrevoir une forme d’absolu dans la gluance. L’écriture nous met dedans, à la limite du débordement. La vie y devient, dans le mouvement, dans nos déchaînements de mécanismes à l’ordonnance habituelle de nos conduites interdites.

Matières, fluides, organes jaillissent pour s’excéder et ébranler nos tabous à flux tendu. Tout ce débord ne peut prendre place que dans notre cinéma X, théâtre de la matière et qui se prolonge par le truchement de quelques monades là où nos consciences se diffractent. Tes mots s’écartent légèrement de leur verticale, s’entrechoquent et s’assemblent pour donner naissance à la syntaxe heurtée. Ils se tiennent bien loin d’un ciel dans son expression la plus matérielle.

De l’épicentre, nos langues privées de toute articulation, font surgir l’apparu, l’impensé. Par ton bas, voir mon totem devient trace écrite qui revient au monde minime des mères. Mais ton état post-natal marque chaque fois l’imminence de la naissance du vivant. Il revient de façon cyclique parfois en une succession de ratages mais où se féconde le germe par ton effervescence.

Photo : William Burr McIntos

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