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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

L’art (de vivre)

L’art (de vivre)

N’avoir Dieu que pour elle Dieu est une question déroutante. Officiellement, des dieux on en compte 11899 (parfois invisibles, parfois sous forme d’animaux et d’autres qui attendent leur lifting). Dans notre pays et notre enfance, en lui nous fûmes baignés via pensionnats catholiques, bonnes sœurs, faux frères, messes, communions, confirmations. Mais bien avant de devenir adulte et en dépit d’une telle observance, nous étions intéressés au chas de nos copines dont la lumière passe sous leurs robes. Par lui, nous…

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Infra cas

Infra cas

(Danger des amours) L’amour surgit quand la morale ne suffit plus. L’éthique du plaisir puise jusque dans la vase des âmes et leurs imperfections à la fois menaçantes et menacées selon l’intensité du processus des désirs. Ceux-ci oppriment autant qu’ils sont opprimés – même s’ils se sont jamais décidés à être bons ou mauvais. Pourquoi cette indécision? Elle peut se trouver par ce qui contrarie ou irrite nos pulsions. La frontière entre deux amants potentiels est mince poussée parfois de…

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Jus d’eau

Jus d’eau

J’aime battre le pavé, sans méchanceté, près de la pompe à eau où les mouches sucent ce jus pour leur reconstitution constante, obstinée, implacable. C’est du cinéma burlesque américain mais sans courses éperdues, ni hordes de fiancées. Juste le ballet des insectes assoiffés qui ne trébuchent jamais envers et contre toute logique. Victorieuses de l’hostilité des choses, de telles impériales pratiquent la résistance rythmique voire la vitesse énervée quasi sportive. Les condensations rétives de leur mouvement par le feuillage de…

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Faux taux

Faux taux

C’est là que j’ai vécu. J’ai suivi le plan et ses indications mais en ne voyant pas le bout. Mais finalement, je me suis fait une raison. C’est la folie du sage, dit-on. Je n’en mesure pas encore l’importance vu mon naturel stressé. D’ailleurs, qui a décidé pour moi et combien ma présence fut déplacée ? Désormais qui viendrait me secourir ou m’expliquer ? Il doit y avoir une raison. L’air rouille mes poumons, mais la femme qui doit venir…

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Conque errante

Conque errante

(Guillaume) Mains caressantes et yeux innocents zébrés de bleu, il glissait à l’intérieur des cuisses de la femme. Il formait le lit d’un oued où l’homme gonflé d’orage enfonçait son dard. Elle lui faisait l’amour sans mots, regard ouvert. Son ventre bougeait imperceptiblement. Si bien que, juste entré en elle, l’homme était pris d’un long frémissement et éjaculait en deux secondes de sa pluie du sud. C’était cela qu’elle aimait. De son pubis noir, chacun forçait sa porte étroite pour…

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