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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Lot gosse

Lot gosse

Mon inconscient était plein de femmes. Mais fini le temps où je cherchais sans cesse le petit endroit sous un string où s’engouffre le désir. Je m’en repends et j’ai changé de corde. Négociant en vain, d’une carpe je ne sais faire cracher le mot diem, mais je ne prends plus la lune pour l’autre et je descends plus facilement au fond des choses que d’en remonter. Me donnant beaucoup de mâle, j’évite mes derniers maux et l’infini sur sa…

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L’incompossible

L’incompossible

(L’ire à cible) Contrairement aux animaux, notre identité commence par notre image dans un miroir. Il ne peut s’agir que l’effet de notre imaginaire. Bref, dans notre miroir, nous nous dupons. Chaque fois, nous nous perdons dans notre regard en tant que lui seul. Toutefois, il n’est pas à côté du sujet mais des objets. Et le monde et les autres, eux, ne cessent de nous regarder ainsi. Au « qui suis-je ? », la seule réponse reste un corps…

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L'(h)éros

L'(h)éros

L’entente pendant trois ans fut parfaite entre nous. Peintre néo-impressionniste très moyenne, elle étudia avec moi le Kamasutra de long en large. Au bout de ces années, elle s’en lassa – sa barbouille comprise. Se morfondant, elle avait besoin de nouveau et de compagnie. Je lui proposai un chien (refusé) puis un ami âgé. Le lendemain de sa venue, m’ignorant superbement, elle eut l’idée de le faire poser nu. Ravis et mettant du leur, elle retourna à sa peinture et…

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Tocs viles

Tocs viles

(Lande Ernaux) Le trio amoureux crée un nœud et une chaîne pour laquelle – dit-on – les femmes ont plus de dons. Mais ce n’est pas certain même si parfois les hommes tentent d’y contribuer. Leur température chauffe, leur mère gelée bouillonne. Cela roule, se déroule, tournoie galope surtout chez les mutin(e)s et même chez celui à qui on donnerait le bon dieu sans confession. Reste le problème qu’entre trois personnes souvent, le nouvel arrivé passe en dessous de celui…

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Faim et suite

Faim et suite

A bien y réfléchir, retomber en enfance est d’un ennui crasse. Moins indigné qu’assoupi, sans les moindres indulgence ou critères de jugements, je n’ai plus rien pour identifier mes failles ni vouloir idéaliser qui je fus. Prompt jadis de m’en émouvoir, moutonne maintenant indifférence ou déplaisir. Accompagnateur de mon existence, mes convictions s’ébranlent et tout dérange ma perception du réel. J’assure tant que faire se peut un jeu du faire-semblant dans le théâtre du temps qui me reste. J’y suis…

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