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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Mes « moi » difficiles

Mes « moi » difficiles

(et leurs jours) Rien n’est une bêtise de vouloir être qui nous devenons. Certes, demeurent souvent des accidents fâcheux afin d’y parvenir mais, comme les autres, je collabore avec moi pour devenir humain au-delà de mes défaillances, mes sourires et parfois ma détresse telle qu’elle existe comme dans diverses têtes où une de leur moitié peut faire bonne figure pour tromper l’autre. Mon imagination crée en moi une tierce personne. Elle me surprend ou me fait honte – mais je…

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Couper la coupure

Couper la coupure

(intersection) J’ai tailladé sa coupe de cheveux pour qu’elle devienne autant canyon que canon. D’elle qui était une, j’ai donc fait deux jusqu’à réunir ses qualifications sous le concept intersection où généralement toute androgynie est partagée en deux. Et ce ,dès lors du Banquet où Platon lui-même put se servir et disposer de tout convive quelque que fut le genre. jean-paul gavard-perret Photo : Man Ray Post Views: 59

Lit mythe

Lit mythe

(Gênes et rations) Elle s’habillait simplement, de grandes chaussettes, souitecheurte long et robe courte à fleurs qui sentait bon la rose vichy. Cela suffisait pour l’admirer – d’autant qu’elle avait le don d’emballer tous et toutes : « Venez dans mes bras, mes sœurs, mes frère, venez amours de mon lys », disait-elle. Et telle une drôle d’oiselle, elle ajoutait : « retirez-moi le bas, car je n’ai déjà rien en haut ». Toujours pressée, d’une chiquenaude elle envoyait paître…

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Z.Z. pas top

Z.Z. pas top

Tout sujet porte sur l’amour dès qu’il y a moins de cinq ascètes devant leur assiette et du deux à deux (genre cinq à sept sans) pour autant qu’il y ait seulement des corps beaux. Parfois, un peu trop arrogants, ils n’ont plus vraiment de désir voire de Z.Z pas top. Alors, ne servant à rien, mieux vaut se tourner le dos que se tenir nombril contre nombril pour recoller les morceaux. Chaque femme se détourne d’un tel indice mou….

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La pianiste

La pianiste

Dans un fond de lascivité pure cousue par sa musique, elle ne cherchait qu’à être elle-même. Un aria montait, englobait, débarrassait sa carcasse de la moindre graisse superflue et ne quittait jamais l’immanence de la vie comme marque du triomphe définitif sur le néant. Sur son clave-seins elle donnait une forme à ce concept qui engendra la vérité intouchable. Pour jouer, elle n’aimait pas porter un soutien-gorge : c’était pour elle un emballage de gâteaux qui finissait par traîner sur…

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