Ensemble fini (matelathématique)
(Cas cher)
La femme appelée « tu » est parlée par un « je ». Celui-ci ne résiste pas et se trouve embarqué. Armé de sa passion, dans l’ombre de sa chambre il franchit ses jambes, emporte son corps et de son torse et de ses bras le serre un tel arbre de vie, ses feuillages, ses racines et son cœur. S’y enfouir c’est la rejoindre.
« Où je te vois, je nous vois », dit-elle. Ce n’est pas rien, pour lui. Il ne s’étend qu’au bout de l’univers. Mais elle s’en satisfait car de tels présumés bienfaits ne parviennent pas à la combler. Elle suborore même une injustice quand les paroles surabondantes de l’homme n’ont même plus le moindre sens. Elle subit encore le mets byzantin planté sur son nénuphar. Lui a plus que son lot – elle accomplit son devoir.
jean-paul gavard-perret
Photo : Patrick Demarchelier