Soleil levé à travers la buée
(tourner gagavard)
Je l’imagine dans ma tête ; n’hésitez pas à pratiquer de même. Expert en croûtes et chefs d’œuvre, je la ballade de l’allégorie quasi-religieuse au portrait impressionniste voire au nu néoclassique, en passant par la fable surréaliste et parfois le cubisme analytique. Sachez que ce serait pour vous une erreur de passer à côté de cette femme. Elle devient un beau livre d’images. qui se présente sous forme de notes frappées de mon pied qui commence à danser, comprenant membres fantômes et temps mêlés pour la friction des corps et de la vie.
C’est une expérience faite de ruptures, de reprises, de jeu pour donner une idée concrète à cette femme. On peut estimer que je me détends plus que je travaille de tels propos. Cela se défend. J’écris un corps qui bouge sans unité de temps et de lieu en passant parfois aux choses plus sérieuses : celle de l’amour saisi en mouvement – mais aussi ses arrêts. L’hélice d’un tel texte n’est pas un élément précis ; c’est une femme. Histoire d’y placer un mot qui se renverse sur elle en ce duo. Pas d‘autres places à bord. Et si je m’égare, c’est que l’amour étête. Je saute de strates en strates ou plonge directo jusqu’à en tourner gaga.
jean-paul gavard-perret
Photo : Florence Henry