Jacques Cauda, Ris amers
D’emblée, la marche me remue. Elle frappe le jour de ses « mots sales », à poil de douleur, sublimée par son usure.Les pas du narrateur nous appellent. Ils foulent avec une certaine grâce, la terreur ambiante mais insidieuse, alimentée par un grincement ivre. Ça cogne d’expressivité, si j’ose dire. Le corps est compressé. L’âme respire un peu de sa jouissance. On déambule d’issues en issues ratées, délabrées. L’égarement a des relents de carnassier. L’os défouraille : il y fourre…