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Tag: érotisme

Tout de m’aime !

Tout de m’aime !

Parfois, s’il te fouette d’une main tremblant l’air, sa main est comme une lame. Echevelée, tu danses sur ses genoux tandis qu’il peint ta peau de rouge. Ses mains scellent deux destins sous l’ébène. Crinière en feu, ton corps se dresse. Il voit en la mer son île, en toi le port et la Parque aux Princes quand, de nuit, des lampadaires déglutissent sur des barques éventrées où flottent les rires perdus. Tu es là, courbée et dressée sur l’échine…

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En ailes

En ailes

Sous tes paupières, des songes crépitent, vestiges d’un autre temps, où ton roi-père t’adorait et ses dieux le suivaient. Il dort, et l’univers repose en lui replié comme une flamme sous la cendre. Son rêve caresse le seuil du mystère –  soupir perdu entre deux mondes. jean-paul gavard-perret Photo : Joao Linneu Views: 96

Ma Mec

Ma Mec

(Teintine et ses mille où) J’aime errer même si je demeure le plus déshonorant des nègres blancs. Et pour le rester, tu m’as conduit dans ta sphère étroite et privée. C’est toi qui m’as formé quand tu es devenue le lotus bleu d’or dès l’instant de notre rencontre. En perte de vitesse, tu m’as réanimé sans besoin de tapiner. Tu n’avais qu’à m’offrir ton étoile mystérieuse. J’ai connu par toi le secret de ton lit-corne, ton trésor de Rackham dans ton cristal ambré….

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Le captif amoureux

Le captif amoureux

(Mama douée) Tu as su, sine die, m’éblouir, m’affrioler, m’amadouer, me glisser sur ta poitrine pour m’amorcer et pour que je m’amuse avec des tétons cassis. Bref, tu as su m’appâter, m’ apprivoiser me captiver, me capturer, me charmer, m’ attacher, m’attirer et comme une souris verte m’ attraper (pas que par la queue), me cajoler, me débaucher, m’embabouiner, m’enchanter, même me déniaiser, m’emberlucoquer, m’embobiner, m’ensorceler, me subjuguer, et m’envoûter. Certes, ce fut le moment le plus importent de ma vie. Et…

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Lin faux

Lin faux

(bonds d’âge) Tu es là, dans l’ombre allongée du chevalet, un bras offert à la lumière, une hanche noyée dans l’huile encore vive, la peau en bataille avec le lin brut de la toile. Tes pinceaux s’échappent en vagues de bleu que le vermillon contourne. Ton noir creuse la nuit et devient lumière. Et tu restes toujours plus peinture qu’elle-même. Mais tu sais aussi t’en échapper dans l’éclat d’ivoire sous ton oreille, dans l’ourlet fiévreux de tes cils et le…

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