Henni soit

Henni soit

Ta robe retirée, s’épanouit ta floraison rose en duvet de velours. Me voici la canne à son. Et je suis ton sillon en pulsation filante près de ta plus proche chaleur. Nos lignes verticales se perdent sous la géométrie souple de ta chevelure. Sous le courbe lisse de ton ventre, ton aster devient le centre de l’homme et l’âme de tes montagnes.

Surgit l’étranglement de ton cri de délivrance au nom de ton calice très serré. Ton trésor s’ouvre et devient une colonie de blé, d’iris et de marais. Nos cerveaux ronronnent de vertige par l’impondérable de notre paradis en volutes et basules sous tes hanches de camélia. Nous finissons de briser l’écorce du jour par nos sourires. Nus et libres, moi au cœur de l’astre en feu, tu enivres ton cheval devenu chorégraphe.

Photo : Florence Deba

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