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Tag: Florence Deba

La vie à lent vert

La vie à lent vert

La campagne étant si triste, elle rappelait à quel point tout est mathématique. Le vide multipliait le zéro là où son souffle régulier s’attaquait aux clairières et sentes. Le vent faisait frissonner ses narines mais son corps se gélifiait en raison du crachin salivaire. Tout était si morne que cela impliquait une manière de perfection. C’était d’un dur ennui et toute comparaison pour l’évoquer évoquait un soldat sur une poule et dont le luxe serait de laisser fumer sa cigarette…

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Des monts

Des monts

(Et mère veille) Ma courbe arrondie de saillies, j’abuse de ceux qui bavent de mes eaux et aspirent ma prairie. Leurs pensées impudiques poussent, se répandent de mes épaules à mes monts et jusqu’à son anémone. L’inachèvement des significations inonde les pans de leurs croyances obscènes. J’use le rouge à joue et le doré des cils pour colorer ma viande et trier dans le choix de mes plaisirs. Ma pilosité́ pubienne apparaît en tortillement mais avec ma grâce de putain…

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Les transports amoureux de Florence Deba : entretien

Les transports amoureux de Florence Deba : entretien

Cachée sous sa fonction officielle, Florence Deba collectionne ses photos des fascinations de l’éros. Elle propose des fragmentations d’un corps par l’hypnotique « spectralité » des photographies. Elle assemble pas à pas des visions anti-narcissiques, charnelles et fantomatiques, esquissant d’étranges devenirs. Ces métamorphoses interrogent les limites du visible en osmose avec les sensations. Post Views: 243