Constance et son lac

Constance et son lac

Mon noir d’encre n’est pas celui du deuil mais des rêves. Certes, j’écris par lâcheté vu ce que je n’ose vous dire. Maisd, ans les songes, vous me réveillez de voluptueux signes cabalistiques. Ensuite, j’essaye de les comprendre en notre étrange complicité par réciprocité. Avant, je vous écris à l’instinct. Mes mots s’ouvrent par votre corps, ses grains de pulpe, vos murmures et votre parfums L’éclat n’est plus nécessaire. Votre rose est tel un sirop du sublime, entre lacis et mailles, où l’étoffe bascule et ce qui dedans se tend.

Dans votre Nouant, votre robe par-dessus votre ventre, ange et bête en quadrangle, invente des flexions pendant que notre lenteur se met à battre dans une pagination nocturne. Nos bouches deviennent museaux en un échafaudage d’air. Vous jetez vos cheveux en arrière, je regarde leur éclat. Ils tombent par masse sur l’arbre de votre corps où s’inventent des jeux où l’hallucination est de mise.

A la recherche de notre souffle et de nos brames amoureux, votre crinière bouge, danse. Nue de nuée, dans votre géographie, par votre petit canal qui semblait étranglé, des milliers de petits papillons agitent votre abdomen. Ils sont entrés en vous comme un peuple en lutte et moi comme votre révolté.

Photo : Paolo Roversi

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