Clémentine Mélois, Choses que je croyais perdues

Clémentine Mélois, Choses que je croyais perdues

Entre nostalgie et auto-dérision et en parodie de roman-photo et romans d’amour, l’héroïne de ce livre d’introspection s’adresse à l’homme qu’elle a aimé et qu’elle a perdu en voulant s’en détacher. En monologue, elle répond à ce que lui a dit son amoureux ; la rupture, c’est qu’on aime quelqu’un quand on lui parle au moins une heure par jour dans sa tête .
En réponse, elle lui adresse un flux de souvenirs et de pensées là où tout se passe dans sa tête et durant les dernières heures des déménageurs lors de son propre départ de la Drôme.

Elle se souvient de leur amour et de sa propre enfance, additionne des remarques générales sur les assiettes, l’écriture, la gravure ou le nombre d’objets que croise quelqu’un durant toute sa vie au Moyen Age ou aujourd’hui… (elle cultive  l’exponentiel !). Elle lit les journaux périmés que lui a apportés sa voisine pour l’aider dans sa tâche ingrate d’y rouler des objets fragiles. Elle « regarde les photos et leurs légendes non légendaires » et « découpe les moins spectaculaires ».

Ce sont celles qui lui plaisent le plus et qui, reproduites dans le livre, rythment le récit comme autant de commentaires ironiques de l’amour entre l’ordinaire et une forme étrange de poésie. Comme si elle prenait du sucre dans son café.

Clémentine Mélois, Choses que je croyais perdues, L’Arbalète/Gallimard, 2026, 176 p. – 19,00 €.

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