Archives de
Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Trans fer

Trans fer

(Man Ray) Il faut une fenêtre pour que l’homme puisse regarder. Et une photographie aussi. Car est nécessaire un horizon, un monde, un mode, une perspective. Avec coulisses ou déclic – l’équivalent pour l’oeil du langage. Post Views: 85

Tout ce qui reste

Tout ce qui reste

(Antonin Artaud) L’art crée des imageries mystérieuses et archaïques mastiquées par une énorme bouche-sexe qui parle le conscient et l’inconscient non plus « envoutés » mais soudain libres. Face à la langue écrite, cet « utérus dont je n’avais que faire » dont parlait Artaud, l’art propose un coït tellurique, mais  au sein non de la Mère cosmique dont l’image devient l’hymne sauvage et ample créé dans bouillonnement sourd de formes afin de quitter l’ici du temps présent pour se fondre dans l’ailleurs. Post…

Lire la suite Lire la suite

Aile visse

Aile visse

(Tristan Tzara) Voici ce langage qui me fouette entre les mains du temps : je parle car je suis seul. Je parle qui me parle. Je ne suis qu’un petit bruit ou plutôt j’ai plusieurs bruits en moi, ignorés des êtres pressés courant avec leurs mots autour de la mort qui étend ses bras sur le cadran de l’heure. Post Views: 104

Os séants

Os séants

Os séants Se perdre au cœur des mots peuplés d’ombres. Nos croyons qu’ils se transmettent d’une rive à l’autre du temps en croyant qu’il s’agit d’une seule voix sans fin. Mais les secrets qu’ils transportent ne se donnent pas aussi facilement. Leur déposition reste une longue absence car leur comment dire cache un comment ne pas dire. Post Views: 101

Tête boule bien ronde

Tête boule bien ronde

(Jean-Luc Parant) Une boule est une sphère fermée. Et Jean-Luc Parent n’a cessé de les dédoubler, de les multiplier comme si, les privant de leur centre et sous l’action de rotations, elles devenaient innombrables : une en donne deux, deux font de même d’où ce conglomérat plein et disjoint de la même taille. Post Views: 111