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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Giacomo Leopardi, Dialogue de la mode et de la mort

Giacomo Leopardi, Dialogue de la mode et de la mort

Noires soeurs Le dialogue présente deux entités abstraites (la Mode et la Mort) selon le modèle des Lumières. Composé à Recanati entre le 15 et le 18 février 1824, Leopardi unit la Mode et la Mort dans une parenté singulière : toutes deux sont filles de l’éphémère. de la fugacité et toutes deux immortelles. Leur but commun est de démolir et de détruire les choses du monde, tout en suivant des chemins différents : « nous nous efforçons également de…

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Part à l’aile

Part à l’aile

(Comment trouver la fin ?) Tu t’arrêtes, tu me demandes pourquoi je te raconte cela. Je ne sais pas. Assommé de chaleur, de mes lèvres molles suintent un filet de salive. Mes mots sortent entre deux grognements de gorge et me paraissent vains. Nos corps s’enfoncent dans l’hiver et atteignent le degré le plus fragile nous laissant seul. Tu peux décider, depuis ce point vulnérable, de mettre un terme, ou d’attendre encore, d’autant que tu électrise ma vie de fragments…

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As sommés

As sommés

(Qu’entreprendre ?) De ses franches freluches, passant entre les mains de milliers d’hommes sans qu’elle ait le temps d’en prendre conscience, elle sort épuisée. Cela ne date pas d’hier, néanmoins à chaque retour elle sent la bête et à l’oreille ses bêlements. Mais elle crache sur eux qui ont laissé un bras, une jambe ou autre chose dans son volcan. Post Views: 71

Oh rage !

Oh rage !

(Comment se réincarner) Que les hommes et accessoirement les dieux en témoignent quand des nuages en tempête font rage autour de ma porte. Je la tiens pour éviter qu’elle s’ouvre. Mes orteils et mes oreilles la touchent et je ressens le poids. Mes muscles se resserrent pour ne pas laisser passer le vent. L’air siphonne jusqu’aux insectes qui se nourrissent de sang et parfois meurent sous la paume de ma main. Post Views: 81

Mots d’elle

Mots d’elle

(Où s’envoler ?) Les mots que tu précipites dans le sel de la nuit actionnent la mollette des étoiles. A la périphérie de l’attraction solaire et de ses zones résidentielles, ils cassent un mutisme effrayant et évoquent les désirs dont trop sont éteints d’un excès de crédulité collective. Post Views: 118