Archives de
Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

ZAD

ZAD

(espace de l’« inclosure ») Le jour de ses noces, elle se demanda combien l’attribut (longtemps imaginé fictif) de son homme reflèterait la nature plutôt qu’une entité qui allait se construire. Par ses observations, elle estima l’objet paradoxal, son contour, son contenu sans lui donner le statut de concept ni lui octroyer une définition (à l’occasion de laquelle elle se souvient de bien des métaphores). Une fois déshabillée, sans se dérober elle fut contrainte à tester l’objet quand leurs corps…

Lire la suite Lire la suite

Du haut

Du haut

(Des nonnes) Etant elle, c’est moi et donc nous nous valions bien. Ce fut vite joyeux. Mais nous nous sommes d’abord côtoyées pour tester nos bords, refus, assentiments. Nous avions vite le besoin de partager nos doutes et nos enthousiasmes. Cela nous a conduit de discussions fréquentes jusqu’à explorer les moments mystérieux qui, dans les comédies musicales, enchantent les soulèvements physiques. Et il y en a eu ! Erotiques, musculaires, psychédéliques, émotifs, mystiques, sans compter le franchissement des interdits. La…

Lire la suite Lire la suite

As : cent sœurs

As : cent sœurs

(Girondes plus alliées que creuse) Je songe aux vestales dont le hiératisme et les mensurations mettent en pâme. Mais ce que j’aime en elles et dans l’écriture, c’est le relâchement. Le mouvement, la concentration, la spéculation sont tout entiers contenus dans cette disposition. Pourquoi se priver de telle douceur ? Ma machine est en route dès que les mots ou les femmes se plantent dans mon cœur. Il saigne un peu. Les deux n’y pensent pas mais en savent trop….

Lire la suite Lire la suite

Tout sur ma mer

Tout sur ma mer

Barbouilleur de préambules et de fins de non-recevoir, j’esquisse entre le vide et le plein mes possibilités. Ce n’est pas la mère à boire même si chaque être formaté reste un vrai faux menteur pour tenter d’acquérir sa réalité. Chacun admire dans ce cas le diable ou le bon dieu. Chez moi, une seule de ces options s’installe et ma pensée devient peinture – abstraite ou figurative, parfois très antique, parfois mâchurée de Méditerranée : celle-ci demeure indispensable pour refaire…

Lire la suite Lire la suite

Beaux lots niais

Beaux lots niais

Du désordre ne demande rien. Ça ne coûte rien, même pas le prix d’une dévote culotte calibrée contre la fièvre. Deux doigts n’y peuvent glisser mais deux yeux se penchent sur la dentelle où la gibelotte est cachée. Ne va pas t’en plaindre. Sa propriétaire faisant la moue t’esquive. Abrège un tel détour dès que la nuit te nuit comme des pigeons sur une gouttière. Des cauchemars agrafés au plafond, tes vampires intérieurs tu n’auras pas peur. Ils font des…

Lire la suite Lire la suite