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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Univers sale

Univers sale

(Qu’est ce que le cinéma ?) Jocaste énervée par ma naïveté, ma mère m’obligea à prendre un rendez-vous avec Lacan. « Venez demain matin et je vous dirai de quoi il s’agit », me répondit-il. A ma grande surprise, il m’apprit qu’il n’y avait pas de rapport sexuel sans une dame. Je pensais que la terrorisante pouvait devenir l’éclatante qui pouvait osciller de concert même dans notre langue. Le docteur m’affirma qu’elle ne dirait pas tout. Mais il fit avancer…

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Anne haut

Anne haut

L’air froid saisit ta peau et congèle tes songes. Les bouts de leurs phrases sont des cristaux : ils piquent ton nez. Tu te replies, mais un rhapsode te regarde (au lieu de t’éteindre). Mais tu sens que sa goutte d’amant, ou un extrait, va te remettre sur pied. Il n’y aura plus un morceau de gel minuscule dans ton corps. N’oublie pas toutefois que tes jours anciens recueillent ton salut à défaut de promesses. Il te reste tant de…

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Mes moires de l’eau

Mes moires de l’eau

Mes moires de l’O L’eau n’a pas de mémoire, l’eau ne sait pas si la ville qu’elle baigne s’appelle Venise ou Rome. Mais sa mémoire enrichit la boue, pousse dans les bas-fonds immondes, s’enferme dans les sédiments, se disperse mais ne disparaît pas dans la vase des marais et des lagunes. La mémoire surgit des bas-fonds ou nous encombre à nouveau de ruines submergées, de la confusion des pierres, des débris, des coquillages et autres débris sur lesquels la marée…

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Âgées : deux aires

Âgées : deux aires

Organisez enfin votre chaos pour lui donner un sens. Votre main chenue comme votre crâne le crée par le vif,  un art  de l’instant voire – et pour plaisanter – quelque chose d’une éternité sans doute relative,  mais qui en dit plus long sur le temps qui finit par vous  congeler à travers ses feintes subtiles de  figuration, simulation, prostitution. N’y cherchez aucun mystère, ne gardez rien au fond des armoires – vieux habits, fusils, chaussures et sacs abîmés. Les vies…

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Rhin beau

Rhin beau

Eaux fortes Nous n’avons rien compris des fleuves. Ils montent, descendent à leur estime, charrient aussi leurs ustensiles comme nous lorsque nous tombons du lit. Sommes-nous aussi fidèles qu’eux ? Appelons-les  Orénoque. A cause du nom, nous serons leurs descendants par notre coulée le long de leurs berges. Face à eux ou à côté, nous devenons peintres paysagistes, cyclistes où noyés. Parfois, les cours d’eau s’égarent quoique endormeurs comme la Meuse. Mais gardons leur mémoire en ayant pied jusqu’à notre ceinture…

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