Univers sale

Univers sale

Jocaste énervée par ma naïveté, ma mère m’obligea à prendre un rendez-vous avec Lacan. « Venez demain matin et je vous dirai de quoi il s’agit », me répondit-il. A ma grande surprise, il m’apprit qu’il n’y avait pas de rapport sexuel sans une dame. Je pensais que la terrorisante pouvait devenir l’éclatante qui pouvait osciller de concert même dans notre langue. Le docteur m’affirma qu’elle ne dirait pas tout.

Mais il fit avancer le bout de ma jouissance même si de tels rapports ne provoquent parfois pas forcément une réussite. Dès lors et jusqu’à plus soif, ma propre bête comme chou permit à chaque utilisatrice de découvrir ses universaux en un univers sale. J’optai d’emblée pour définir celui-ci par l’adjectif opposé. Je changeai sitôt le faux par le vrai et réhabilitai la preuve de ma logique. Depuis, le beau corps s’y fie plus que de se crucifier.

jean-paul gavard-perret

Photo Pieter Henkel

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