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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Pousse hier

Pousse hier

(Révisons nos concepts) Tout sexe (entendons l’objet) est idéalement un ready-made. Parfois, il fait défaut, voire du faux. Mais ce qu’il permet est de satisfaire le besoin, le désir voire l’inconscient. Mais son acte tient d’une recherche plus ou moins réfléchie. Il arrive parfois tel un cheveu dans la soupe qu’il prenne le bouillon. Mais, le plus souvent, il se donne de la peine afin d’attendre la félicité. C’est donc grâce à cet instrument qu’il porte l’espérance à sa partenaire….

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Le cas va lier

Le cas va lier

Quand l’amour se vit, son poème semble inachevable. Toutefois, son génie ne se prend pas au charme mais au pas de charge : le lit craque, le plancher glisse, le mur « oblique » eu égard aux flux des amants dont l’incertitude reste porteuse d’unité fragile. Quant à leur silence (par bouffées), il s’écrit faute de mots, points et virgule. L’un tord son encolure, tourne la tête. Vole la crinière de l’autre. Membres arrachés à la terre, ils se cabrent, s’ébrouent, caracolent….

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L’homme qui marche (un peu)

L’homme qui marche (un peu)

Dès que finit l’aller, le retour est en attente à qui n’a rien abandonné : ni frère, ni animal ou paysage. Dans les deux cas  sa pérégrination est soumise à la forme de l’ombre. Il  ne sait pas plus où elle ne va ni où elle dévie. Mais c’est comme dans une rue :  s’exposent deux façades voire des fenêtres côte à côte.   C’est aussi comme dans un grand lit occupé où deux personnes se lèvent ou se recouchent à…

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Sangsue pore

Sangsue pore

(Qu’est un baiser ?) Primesautier, il lance un baiser mais en oubliant ses lèvres. Reste une sorte d’irrémédiable, de trait sans les moindres boursouflures si bien que voici une sorte de verso ou de recto : les mains et leurs gestes amorcés deviennent la position exemplaire d’une forme de nostalgie. Si bien que l’idée même d’échange s’écrase comme un mégot sous une sandalette. Entre les jambes de la dépitée potentielle réceptrice surgit le soleil. Il fait le tour de ses dunes…

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Etres anges

Etres anges

Souvent le trop-plein domine la langue : se taire devient une solution. Seules les paupières inscrivent les étincelles fugaces des mots sous-entendus. Dans ce gouffre, un torrent de fantasmes chavire. Le remous submerge sans résistance. L’exigence de l’Un impose celle de l’Autre. Ils créent le recouvrement de deux espaces tendus et ouverts dont leur suite constitue la fin de la faim. L’amour fait donc un signe : ainsi soit-il. Preuve que la jouissance de l’un ne symbolise pas seulement la…

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