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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

As en Sion

As en Sion

(Corps et graphie) Partir vaut toute question. L’ordre muet parle, appelle sans appel. Il joue comme un piège pour un naufragé à la périphérie de l’amour. Il se vend à la criée et sa récolte mêle une égarée à une autre. Mirage ou miracle, parions que cette action porte au sublime. Deux regards s’avisent face à une éternité fragile. Entre sel et sable, ils se hâtent vers le point exact où leur migration commence. Dès lors, boiteux dansez, esprits balayez…

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Hombre

Hombre

(Imagination morte) Nous n’avons plus assez de rêves pour étancher nos illusions : notre inconscient est à sec. Réduit a l’opacité de son clair-obscur, il n’a même plus d’avenir dans la cloison de notre carcasse que nous habillons de guenilles de bouffon (crinière de lion, ventre de chèvre, queue de dragon). Notre imagination de cracheur de feu est morte, sa parodie n’est même plus une fable à l’étrange mystique : elle jette notre psychisme à une distance si éloignée de…

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L’art bat l’être

L’art bat l’être

(Qu’est-ce que la peinture ?) Fils de nos terres, l’art est solitaire, lent. Il se vend au marché des autochtones sans cœur, sans crédit, mais espère de la fraîche eu égard au plaisir qu’il propose. Parfois – sans mots mais pour distraire -, il offre un sexe comme oreiller dans l’inertie folle de l’extase (l’œuvre de Marlene Dumas en est le corollaire). Y buvons-nous la soupe des voluptés légales ? Doit-il être encadré ou pendu ? Chacun prétend le savoir…

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Va gars bon !

Va gars bon !

(accords des on) Couchée sur les draps mauves en ses nuits pleines de lune, elle fixe, sans jamais ciller, le sourire de celui qui féconde sa matrice. Il danse sur elle, ses spasmes font vibrer son corps obèse tandis qu’elle le rassasie et l’amuse. La marée monte dans le ventre où des papillons titubent d’amour. Elle pèse l’homme blanchi à la chaux, lui, pétrit ses fruits murs. Ils  trouvent peu à peu le poids de leur âme. Leurs visages s’illuminent…

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L’être majuscule

L’être majuscule

Dans le creux de tes orgies, en brune savante tu plantes dans mon crâne chenu volute et thé. Tu restes ma nurse anglaise quand tu paradais dans mon bain, dresseuse du cobra qui te souriait. Je reste encore coq en Pâques entre tes deux œufs. Et chaque fois que mon regard, sous la table, rejoint tes cuisses, elles volent au plus haut. Ton petit pré sur mon col chic invite aux baisers. Et parfois tes aisselles ruisselantes de joie et…

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