As en Sion

As en Sion

Partir vaut toute question. L’ordre muet parle, appelle sans appel. Il joue comme un piège pour un naufragé à la périphérie de l’amour. Il se vend à la criée et sa récolte mêle une égarée à une autre. Mirage ou miracle, parions que cette action porte au sublime. Deux regards s’avisent face à une éternité fragile. Entre sel et sable, ils se hâtent vers le point exact où leur migration commence. Dès lors, boiteux dansez, esprits balayez la piste.

Vos passions crucifient le verbe. Son manque devient la marque du temps car il échappe aux normes pour composer un rythme renaissant face aux murmures du monde. La femme est face aux bouches blanches à la nuit, son corps y fait. Elle chorégraphie la perfection en ne voulant se poser ni au ciel, ni sur la terre. L’espace et les mots sont au point mort dans le tranchant le plus secret de sa pensée. S’y éloignent nacelle ou glacier qui n’appartiennent qu’aux heures creuses.

jean-paul gavard-perret

Photo Hyperstudio

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