L’homme qui marche (un peu)

L’homme qui marche (un peu)

Dès que finit l’aller, le retour est en attente à qui n’a rien abandonné : ni frère, ni animal ou paysage. Dans les deux cas  sa pérégrination est soumise à la forme de l’ombre. Il  ne sait pas plus où elle ne va ni où elle dévie. Mais c’est comme dans une rue :  s’exposent deux façades voire des fenêtres côte à côte.  

C’est aussi comme dans un grand lit occupé où deux personnes se lèvent ou se recouchent à n’importe quel déplacement. En conséquence, n’attendons pas davantage un sens que l’autre. Les lointains reconnaissent de mêmes étendues que guident les brosses d’un peintre. Légèrement incliné, l’homme y avance et parfois effleure une vitre de sécurité.

jean-paul gavard-perret

Photo : Amirhosein Esparham

Laisser un commentaire