Âgées : deux aires

Âgées : deux aires

Organisez enfin votre chaos pour lui donner un sens. Votre main chenue comme votre crâne le crée par le vif,  un art  de l’instant voire – et pour plaisanter – quelque chose d’une éternité sans doute relative,  mais qui en dit plus long sur le temps qui finit par vous  congeler à travers ses feintes subtiles de  figuration, simulation, prostitution.

N’y cherchez aucun mystère, ne gardez rien au fond des armoires – vieux habits, fusils, chaussures et sacs abîmés. Les vies finissent avant même que les dressoirs se vident et que se jette dans un grand sac poubelle tout ce qui reste. Bref, le chaos est ouverture : c’est un chas d’aiguille par lequel on fait passer des troupeaux. Qu’il n’y ait aucun regret, aucune nostalgie dans ce geste. C’est le silence qu’on espère comme on appelle le vent pour débarrasser la tête des insomniaques rêveurs. Alors, ouvrir encore ouvrir. Mais quand est-ce que cela arrive ?

jean-paul gavard-perret

Photo inconnue

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