Daisyr

Daisyr

Le désir n’a pas de langue, seulement des nuits muettes, des portes closes et des draps froissés où palpite l’éclair d’un monde refusé. Un amour naît de derrière des murailles ou de l’origine du monde. Il dicte la brûlure. Celle-ci est brune (ou non), étrangère, elle rit comme une rivière qui refuse de suivre son lit contre l’ordre du père, contre la courbe du temps, contre la peur des lignages. L’amour se fait crime, l’adoration devient meurtre, voire un baiser…

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Annie Degroote, Les Amants de la petite reine

Annie Degroote, Les Amants de la petite reine

Une page d’Histoire Céline Baert vit deux bonheurs en un mois. D’abord, elle vit le remariage de sa mère, Hélène, avec Monsieur Alexandre, et ce dernier lui offre son premier vélo de fille. C’est sur la Grand-Place d’Hazebrouck qu’elle voit Juliette Verley, sur le pas de leur maison. Avec ses dix-sept ans, son air volontaire, cette adolescente est son modèle bien que beaucoup de choses les séparent.La vie que mène la population de cette région du Nord de la France…

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Marjaana Kella, Blush

Marjaana Kella, Blush

Ce qu’un portrait veut dire « J’ai choisi le portrait comme sujet », écrit Marjaana Kella. Et depuis près d’une trentaine d’années, la présence de l’autre à l’image, son émanation subtile et mystérieuse, sont au coeur de son oeuvre. Son objectif reste : qu’est-ce que faire un portrait veut dire ? Et la photographe veut interroger la dissociation qui s’opère entre l’état intérieur et l’apparence extérieure. Elle photographie parfois des modèles qui tournent le dos à l’objectif. Elle sait que,…

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Lucrèce Luciani, La petite-fille-aux-feuilles-mortes

Lucrèce Luciani, La petite-fille-aux-feuilles-mortes

« Ut pictura  poesis » C’est un tout petit livre que l’on peut garder au fond de sa poche ; avec une petite photo en noir et blanc sur sa couverture et au commencement du texte.  La première photo d’Edouard Boubat, prise en 1946, au jardin de Luxembourg (48,4 x 38,9). La photo de la petite fille aux feuilles mortes, aujourd’hui cachée, mise en réserve, dans le fonds photographique de Beaubourg depuis 1976. Une photo d’un jeune poète qui deviendra un grand…

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Irène Schwartz, Le jour où j’ai été mangée

Irène Schwartz, Le jour où j’ai été mangée

Le festin nu Dans une de ses performances, Irène Schwartz avait fait mouler son corps en chocolat (dont le nom précise la couleur) et le donnait à manger dans un geste quasi-christique devant le Musée d’Art Moderne. Son actionnisme fut plus complexe que celui des célèbres Viennois. Se jouèrent l’anthropophagie et l’humour, la vie et la mort dans une telle messe au chocolat noir. La sacristie et la communion païennes devinrent l’occasion d’une transgression et d’une délectation. Cette performance est…

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