Christine Valcke & Mikaël Gluck, Lent dormir

Christine Valcke & Mikaël Gluck, Lent dormir

Elle dort à dos

Bien plus en écho aux poèmes de Mikaël Gluck, Christine Valcke, sans tolérer peut-être les surprise de l’amour, de cette expérience, relate une limite graphique qui accepte la conception d’un espace (commun ?) dont demeure une sorte d’isolement ou d’absence.
Sans forcément trouver à qui parler (d’ailleurs si peu), ne subsistent que des traces plastiques pertinentes pour souligner ce qui reste. D’un beau jeune homme et de ses mots, l’artiste souligne moins des excès que des rétentions. Son abstraction aussi sensible qu’intellectuelle prend des mesures qui dépendent plus de l’humeur d’une « moitié » ou de l’autre.

Imaginons la nuit là où le Leporello fait drap qui se déplie. Christine Valcke en garde la maîtrise selon ses interventions pour la reconnaissance d’un tel territoire où ce qui reste d’image s’affûte.
Le sommeil est-il une condamnation ? La question est que le locuteur s’efface, mais surtout que la créatrice développe des liens ou des morceaux d’étoupe. De son épanchement de l’âme et de sa création restent des traces dépecées mais prégnantes.

jean-paul gavard-perret

Christine Valcke & Mikaël Gluck, Lent dormir, Editions Voix, Elne, 2024, Leporello.

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