Joie et douleur
(Femme et moteur)
Ne soyons pas formels : le désir reste parfois au stade de la rêverie Mais quand la femme est une réalité, l’homme est hanté. Son amour semble d’abord platonique mais il devient intense et son moteur brûle. Il devient très-physique et tendu vers celle qui s’approche. Sur les ailes de l’imagination les égarements de son âme passent d’une extase mystique à la possible jouissance.
Des idées agitent, font vaciller le fond de son âme bien plus que sa surface. Du désir au plaisir, l’émotion crépusculaire met un terme au vague et songe à trouver son aboutissement. Sous son capot, une telle sûre en chair recèle l’accessible et le secret. Des mots vrombissent pour avouer à sa promise ce qu’il ressent. Et finalement, les choses se font.
jean-paul gavard-perret
Photo : Dave Jordan