Vieilles amours 

Vieilles amours 

Miroir de la société, l’amour produit simultanément un dedans et un dehors. Même en son dedans, l’union de deux corps suppose places, rangs, rapports de dépendance et d’autorisation. Elle n’est que rarement fusion de l’infusion. Certes existe une relation, une idylle avec des différences, repos, tempêtes, sentiments du débordement.

L’océan est aux portes des couple. Ce qui unit en même temps ce qui sépare et distingue, plaisir et peine mêlés, frictions et conciliations, efforts importés. Existe une différence praticable et impraticable (utopique) entre l’unité qui se définit en traçant une limite pour recréer une unité. Elle transforme, soudure et clôture  qui ne se dissocient pas mais où affleure tout échec de l’idée de l’amour cellulaire. Pacte et émerveillement contre la prose du monde qui ne fleurit que par héroïsme de résistance. C’est souvent la création d’ un temps (à prendre) où la terre commence à respirer et devient habitable.

Photo : David Lachapelle

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