Vie contemplative

Vie contemplative

Le rêve provoque moins de miracles que de cauchemars aussi durs que le fer dans l’obscur de la nuit, notre grande putain. Fille de joie et de peine, elle découvre, dévoile, révèle parfois un petit traité de l’espérance même si demeure la nette impression que tout tombe en ruine. Seules alors les femmes restent notre vestige qui nous font venir au monde. Restent en elle leur Esto Memor et leur « Viens ! ».

Soudain, ce n’est plus une fiction en train de recommencer pour finir notre devenir. C’est comme si le début devenait une benne à bascule – et ce, non sans rictus. Mais nous entrons comme des animaux dans l’Arche. Ici demeure la sagesse que chacun calcule, craignant l’enfer, jusqu’au chiffre 666. Mais en vieux saltimbanque, l’être oppose le nombre et la nécessité. Preuve qu’il descend du songe – lorsqu’il reste beau comme la femme d’un autre. Mais notre tolérance est de ne pas la nommer.

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