Valerio Aiolli, Portofino Blues

Valerio Aiolli, Portofino Blues

Valerio Aiolli a fait ses débuts en 1995 avec le recueil de nouvelles Male ai piedi, son premier roman, Ici, lundi 8 janvier 2001, vers sept heures du soir, dans le jardin de la Villa Altachiara à Portofino, la comtesse Francesca Vacca Agusta disparaissait, pendant des années figure du jet set italien et international. Cette soirée marquait le début d’une enquête qui allait remplir les chroniques des journaux et de la télé pendant des semaines, des mois et des années, sans solution ni répit, même lorsque, une vingtaine de jours plus tard, le cadavre fut retrouvé en mer, à quelques mètres d’une baie de la Côte d’Azur. Comment et pourquoi la comtesse est-elle tombée de la falaise ? Qui était avec elle ce soir-là ? Quelqu’un l’a-t-il poussée ou s’agissait-il d’une fatalité ?

Reconstituant comme un puzzle cette affaire complexe et jamais complètement élucidée, faite d’amours et de désamours, de drogues et d’héritages millionnaires, de yachts de rêve et de flux d’argent cauchemardesques, qui s’étend de la Ligurie à la Lombardie, de la Suisse à la Tunisie, de Miami à Acapulco, Valerio Aiolli écrit un roman aussi inquiétant qu’un polar et tente de saisir une réponse qui échappe, en alternant le point de vue des principaux personnages impliqués, les déclarations faites et les articles qui ont couvert l’affaire. Dans un va-et-vient soutenu à l’intérieur et à l’extérieur de la Villa Altachiara, revivent ainsi non seulement Francesca Vacca Agusta mais aussi l’histoire industrielle, politique et sociale de l’Italie.

Valerio Aiolli, Portofino Blues, Voland Edizioni, 2026, 233 p. – 20,00 €.

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