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Tag: Jean-Paul Gavard-Perret

Cas cher

Cas cher

(Qu’est-ce qu’écrire ?) Tu me disais coriace et carne. Ne fus-je donc que ton rogaton dans le bouillon de ton éclectisme amoureux ? En tes toasts mondains je me contentais de tes regards en coin. Pas un mot de congratulations pour mes poèmes lyriques – ah ! je t’entends encore de me traiter de raconteur commun à peine capable de rythmer verbalement la bourrée sur musique d’ascenseur. Post Views: 115

Bon bec

Bon bec

(Que peut la poésie ? ) Sensass de visions, les mots passent car meurent de leur ressassement. Ils ramènent en légions leur étrange et familière communauté sans sens ni intérêt. Les écrire n’est pas forcément être. Sinon par idéologie plus ou moins poétiquement souveraine – histoire que ça rigole un peu. Post Views: 103

Là-bas tue (Que peut la correspondance?)

Là-bas tue (Que peut la correspondance?)

(Que peut la correspondance ?) Sa première rencontre me rendit soudain lyrique de la démangeaison (entre autres) de la plume. Ma passion devint bucolique tant l’arbre était chargé de fruits. J’ai aussitôt écrit l’« ardore » de ma félicité devant le tel objet et point de vue de cette poitrine. J’en pris le pli de l’en-crier afin d’avouer nos possibles rapports tactiles. Post Views: 105

Rab laid

Rab laid

Que peut la peinture ? (Pollock) Toile surgie du mur et tombant dessus : brutalité hautaine des tableaux de Pollock. Il travaille avec l’infini des potentialités de lignes, formes et couleurs. Elles sont la traduction de lui-même en elles-mêmes. L’effet imparable creuse une étrange altérité sans expressionnisme, colère dénonciatrice, protestation horrifiée. Post Views: 190

Pays sages (Que peut l’art ?)

Pays sages (Que peut l’art ?)

Que peut l’art ? Dans l’art, le pittoresque de l’intimité est sympathique, bon enfant. Il veut aplatir la réalité extérieure et se pavane en dominante pastel plus ou moins exotique pour s’encanailler – au besoin, tout en préservant un bon quota documentariste. Post Views: 87