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Tag: Fata Morgana

Georges Bataille & Damien Daufresne, L’être indifférencié n’est rien

Georges Bataille & Damien Daufresne, L’être indifférencié n’est rien

L’étrange communauté Pour parachever L’être indifférencié  de Georges Bataille, Damien Daufresne ne limite pas le dessin à une variété de l’illusion, de la prestidigitation. Ses jeux d’ombre en parfaite adéquation avec l’œuvre de l’écrivain suggèrent la complexité de ce que le regard croit voir et qui lui échappe. La  » chose  » ne gît pas sous le voile. L’abstraction en révèle d’autres plis et replis, d’autres traits et retraits : elle déshabille l’être infiniment. De tels des dessins ne sont…

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Jacques Réda, Petit lexique amoureux & Prose et rimes de l’amour menti

Jacques Réda, Petit lexique amoureux & Prose et rimes de l’amour menti

Le fantôme de l’amour Jacques Réda propose dans ses deux livres la capacité à devenir plus humain. Les poussières de lumière de l’amour, les haleines de charbons ardents du plaisir viennent s’inscrire en faux contre ses espaces d’ombre. D’autant que le poète sait qu’au sein des pulsions il existe quelque chose d’un ordre qui les dépasse. Néanmoins, entre deux êtres amoureux flotte un air de déjà-vu. Il crée le plus souvent un intervalle, une fêlure. Bref, l’assouvissement ne fait pas…

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Alecos Fassianos & André Gide, Omphale

Alecos Fassianos & André Gide, Omphale

L’inversion des rôles Le désir et la sensualité sont au centre de ce court texte où, à travers sa poésie en prose, André Gide est parvenu à ressusciter Hercule et de son amour pour Omphale. Ayant accompli ses travaux, celui-là répudia sa femme Mégare et se mit à la recherche d’une nouvelle compagne. Emmené en Asie par Hermès, il fut vendu à la reine de Lydie. Durant trois ans d’esclavage, il se plie aux exigences militaires comme aux étranges fantasmes…

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Nja Mahdaoui & Moëz Majed, Gisants

Nja Mahdaoui & Moëz Majed, Gisants

L’éternité transparente Dans la beauté des « Gisants » et au fond de leur absence, l’absence elle-même est donnée comme présence absolue. Le mot absolu est ici à sa place puisqu’il signale la séparation éprouvée dans toute sa rigueur (l’absolument séparé). L’écriture de Moëz Majed y est l’espace de la mort. La calligraphie de Nja Mahdaoui celle de la vie. Celle-là consacre le point où elle met l’accent sur l’épreuve de son impossibilité. Et ce jusqu’au moment où non à…

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Jacques Sojcher, L’idée du manque

Jacques Sojcher, L’idée du manque

Ça a un nom : c’est l’existence Près des vieux faubourgs de Bruxelles se dressent sous un ciel magnanime les fleurs de l’Apocalypse de Jacques Sojcher. Fidèle à sa poésie, l’auteur tente de donner vie (ou dit-il « hébétude ») aux deuils et aux souvenirs qui innervent ses textes. Leur « froid est la couleur du manque ». Il est renforcé dans sa démarche par les dessins superbes et en effacement d’Arié Mandelbaum. L’existence semble donc promise plus que jamais à…

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