Rôdées haut
Non sans élégance – gel Pento dans mes rares cheveux peignés à l’embusquée -, j’assume mon incohérence. Ecrivant, tout se renverse : la littérature se venge selon sa contumace et ma coutume de phrases plus intérimaires qu’intérieures et sans le moindre prestige (dit dateur). Certes, je déplace les décors hommes mais sans rien spoiler. La marge est faible tant l’écrit fait masse.
Néanmoins, j’en débarrasse tout héroïsme, éthique, éthos et militantisme. Hilare raté, vieux con laconique, je ne reste jamais un romantique à la Bataille – une fois vidé de toute mystique du sacrifice. Comme lui je ne donne pas mon corps à toute cause sinon aux femmes. Je les décris par énoncés techniques, ruses, combines et sans noyade mélancolique. Le tout pour ne jamais transformer mes défaites en élégies.
jean-paul gavard-perret
Photo extraite de « conéma image »