Régis Quatresous, Nourritures
Oliga(r)chi(e)s
Méfions nous d’un tel écrivain stratège : chaque histoire de « Nourritures » n’a pas de règle sinon des cauchemars là où tout objectif bascule au sein de malaises dans la civilisation, là où l’imaginaire de Quatresous « fait » le reste en tant que monnaie courante.
Mère la mort ou son loup joue la louange d’énigme face au petit de chaque homme victime de tels récits. Le pauvre auteur s’évertue de tels registres d’une société dite civile mais jaillissent des aberrations dangereuses.
Quatresous ne rigole pas face aux comportements quasi sadique que satisfaits Bref tout sent déjà la ruine. Et pas d’illusion là-dessus. Kafka n’est pas loin. L’écriture précise de l’auteur accuse les funestes penchants de celui du célèbre cloporte.
Reste malgré tout à l’auteur de secouer notre conscience plutôt de ne plus se contenter de sens, beauté et même amour. Le tragique, le grotesque baignent ces récit mais face à l’impassible haro sur les baudets que nous sommes ! L’auteur comme Bataille, parie sur « le bleu du ciel » mais voire…
jean-paul gavard-perret
Régis Quatresous, « Nourritures », L’Atelier contemporain, Strasbourg, 2026, 143 p. – 20,00 €.